ACTUALITES

TSAHAL BOMBARDE LES TUNNELS DE CONTREBANDE


 
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AFFAIRE SELAM

 

 

 

 

 

 











http://l-affaire-selam.blogspot.com/

Un site internet est

consacréà la mémoire

de Sébastien SELAM

assassiné le

20 novembre 2003

parce que né juif.

Sébastien SELAM

alias DJ LAM C

méritait un tel hommage.

Allez signer le livre d'or .

___________


 

 

Prions pour la libération du 

soldat israélien détenu en otage

 

 

Guilad SHALIT




TOUS ENSEMBLE DEMANDONS :

QU'EST DEVENU GUILAD SHALIT?

OU EST- IL ?

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INFOS














L' ENNEMI DE L' HUMANITE











L' ENNEMI DE L' HUMANITE




















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Nazislamistes , attention !

Cette vidéo , elle décape .....

Derniers Commentaires

Vendredi 27 avril 2007 5 27 /04 /Avr /2007 09:56

Le 2ème tour fait tourner la tête

Décidément ces élections n'ont pas fini de nous surprendre, et notamment en matières d'alliances qu'on eût pu croire contre-nature.

Le site des TSS (tout sauf Sarkozy) est à cet égard une véritable révélation des dessous (peu affriolants) qui se tricotent dans les coulisses de l'union sacrée.

Sur le site www.toutsaufsarkozy.com, savez-vous koikinya ?

Avant de dévoiler les arguments grâce auxquels le « rassemblement des forces démocratiques » (!) lutte pour éviter « la fin de notre République sociale et (...) la destruction de notre Nation par les forces mondialistes », il faut faire un rappel :

L'alliance TSS rassemble théoriquement avec la gauche (toute la gauche, la rose tendance Ségolène Royal et la rouge vif menée par Besancenot, Laguillier et consorts) l'ensemble de ceux qui se vouent au sauvetage des valeurs républicaines gravement menacées par l'UMPman.

Le moins qu'on puisse dire de cette alliance est qu'elle ratisse large.

Ratisser large, c'est ce dont la gauche a accusé Nicolas Sarkozy lorsqu'il a recueilli, au premier tour, 7 millions de voix de plus que son prédécesseur Jacques Chirac en 2002. Des voix dont une bonne part, mathématiquement, ne pouvait provenir que de sa gauche.

Ratisser large, c'est donc l'objectif du mouvement « Tout Sauf Sarkozy » : la gauche et l'extrême-gauche y fraternisent, et c'est ça kinya sur le site officiel, avec des alliés inattendus pour des partis habitués à décrédibiliser leurs adversaires en les accusant d'extrême-droitisme.

Car les liens vers lesquels dirige la page d'accueil du site www.toutsaufsarkozy.com ne laissent place à aucune ambiguïté. Citation : « De gauche ou de droite, peu importe, ce sont des sites qui vont dans un bon sens, celui de la résistance: des faits, des analyses, des argumentaires, du matériel à télécharger etc.

Alterinfo, site de l'information alternative, Altermedia, agence de presse alternative, Front National : "Ils ont tout cassé!", le site du plombier breton, La Banlieue S'exprime, site de l'association du même nom, La judeomanie en France, site lumineux, Le Monde Réel, site d'opinions iconoclastes, Mondialisation (anti), site alternatif, Observatoire du communautarisme : site lumineux, Réseau Voltaire, site d'informations internationales, Sarkostique, site humoristique anti-Sarko, Sarkozy, un Hongrois chez les Gaulois : un clip désopilant à rediffuser sans modération, Vox NR : site de la résistance européenne. »

Le Front National, la « Banlieue » et toute la gauche, unis dans le front anti-Sarkozy ?

La faim de pouvoir de la Madone justifierait donc les moyens d'y parvenir ?

Le TSS ne lésine pas sur les moyens : une de ses affiches les plus créatives est proposée sur le site, dans une version « à télécharger pour impression » aux fins d'affichage sauvage. On y voit Sarkozy grimaçant au centre d'une étoile de David dont trois pointes sont légendées : Washington, Tel-Aviv et Sarkozy. Au plan du style, on n'est plus très loin de l'étoile jaune.

C'est un carton rouge que mériterait ce site raciste. Et la madone rose pour compter sur son soutien : dis-moi qui tu hais. Si les ennemis de ses ennemis sont ses amis, l'élection de Madame Royal lui coûtera cher en liberté, en égalité, en fraternité et en laïcité.

Et à nous !!!

Liliane Messika © Primo-Europe, 26 avril 2007.

 
 
Auteur : Liliane Messika
Date d'enregistrement : 27-04-2007
Par shlomo - Publié dans : FRANCE
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Jeudi 26 avril 2007 4 26 /04 /Avr /2007 19:58
Massoud Barzani, président de la région autonome du Kurdistan irakien, met en garde la Turquie contre toute ingérence à Kirkuk et déclare : "Je soutiens les droits du peuple palestinien, mais… je suis contre l’idée de repousser Israël dans la mer"
Lors d’un entretien accordé le 6 avril 2007 à la chaîne satellitaire arabophone Al-Arabiya, le président de la région autonome du Kurdistan irakien Massoud Barzani a mis en garde la Turquie contre toute ingérence dans les affaires irakiennes, notamment au sujet de la détermination finale du statut de la ville cosmopolite de Kirkuk qui se situe sur la zone frontalière du Kurdistan irakien. Au sujet de la normalisation avec Israël et l’engagement irakien au Proche-Orient, le dirigeant kurde a rejeté tout appel à la destruction de l’Etat hébreu et s’est dit favorable à une normalisation des relations diplomatiques entre Bagdad et Jérusalem.

Ci-dessous des titres du rapport de MEMRI sur l’entretien. Consulter le rapport en anglais sur http://memri.org/bin/articles.cgi?Page=archives&Area=sd&ID=SP154707.

Les objectifs kurdes « doivent être atteints, mais sans recours à la violence ».

« Les jeunes [Kurdes]… vêtus à l’occidentale… se joindraient aux braves combattants si leur pays venait à être attaqué. »

« Les Kurdes sont le principal facteur d'unification de l'Irak. »

« Nous ne laisserons pas les Turcs intervenir sur la question de Kirkuk »

« Si nous sommes destinés à vivre sans stabilité ni liberté, par Allah, nous ne permettrons pas aux autres de vivre dans la sécurité et la stabilité. »

« Le peuple kurde n’a jamais eu le choix entre l’indépendance et l’appartenance à tel ou tel autre pays. »

« Je soutiens les droits du peuple palestinien, mais… je suis contre le fait de jeter Israël à la mer. »


TEXTE REPRIS DU SITE MEMRI
Par shlomo - Publié dans : ISLAM
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Jeudi 26 avril 2007 4 26 /04 /Avr /2007 19:54
Le Secrétaire général adjoint du Hezbollah : Notre jurisprudence nous permet d’accomplir des opérations martyre et de lancer des missiles sur les civils israéliens
« Le martyre est quelque chose de précieux, de sacré, de respectable et grand. Ce n'est pas [un terme] péjoratif. C’est un honneur pour nous d’être accusés de croire à la culture du martyre. » C’est ainsi que s’est exprimé le cheikh Naïm Qassem, Secrétaire général adjoint du Hezbollah au sujet de la légitimité religieuse des attentats perpétrés contre Israël, lors d’un entretien accordé à la chaîne télévisée Al-Kawthar, le 16 avril 2007.

Consulter le rapport en anglais sur :
http://memri.org/bin/articles.cgi?Page=archives&Area=sd&ID=SP154907

texte repris du site MEMRI

 

Par shlomo - Publié dans : ISLAM
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Jeudi 26 avril 2007 4 26 /04 /Avr /2007 18:31

26 avril 2007 - Par David Bronner pour Guysen Israël News

Le deuxième mandat de Roger Cukierman arrive à terme. N’étant pas rééligible, son successeur sera élu par les membres de l’Assemblée générale le dimanche 13 mai à Paris . La commission électorale, réunie le mardi 27 mars, avait enregistré les candidatures de Arié Bensemhoun, Henri Hajdenberg, Richard Prasquier et celle de Joseph Zrihen.


Lire en ligne sur : http://www.guysen.com/
Par shlomo - Publié dans : FRANCE
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Jeudi 26 avril 2007 4 26 /04 /Avr /2007 18:25

 

Par Dimitri DELALIEU, politologue et chercheur associé à l’ESISC

Détermination sans faille quant à la poursuite de son programme nucléaire « civil », soutien au terrorisme chiite en Irak ou au Liban et soutien de groupes terroristes dans les Territoires palestiniens, crise des otages britanniques, menaces maintes fois répétées envers ceux qui auraient l’audace de s’opposer aux desseins nucléaires de la République islamique… Le mauvais feuilleton iranien continue de plus belle alors que la Communauté internationale, sans trop y croire il est vrai, essaie tant bien que mal d’imposer des sanctions à l’encontre du régime de Téhéran... Lire la suite 

Par shlomo - Publié dans : IRAN NUCLEAIRE
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Jeudi 26 avril 2007 4 26 /04 /Avr /2007 18:20

Dimanche 22 avril à vingt heures pétantes, pour paraphraser un spécialiste de la pipolitude[1], les Français découvraient le visage des deux finalistes qui concourront, le 6 mai prochain, pour la magistrature suprême. Et aussitôt, les analystes de tout poil se lançaient dans les calculs et l’exégèse.

Les deux états-majors ont fait leur boulot d’état-major en criant simultanément victoire et les perdants ont joué leur rôle en incriminant le «vote utile», admettant par là-même l’inutilité de leur candidature.

En revanche, au moment d’analyser les chiffres, la rigueur s’est fait porter pâle, avec un mot du docteur. Du coup, des évidences n’ont pas été dites et des idées fausses ont été proférées, que l’arithmétique élémentaire contredit.

Ainsi, la plupart des commentateurs insistent-ils sur le fait que le très bon score de Nicolas Sarkozy a été obtenu en faisant le plein des voix lepénistes, le dirigeant du Front National ayant dégringolé à 10,51% des votes, où l’on croit voir réduit le cœur de son électorat.

Et si l’on comptait par têtes de pipes ?

On verrait alors que les 16,86% que Le Pen avait totalisés au premier tour en 2002 correspondaient à 4,8 millions de bulletins. Comme le nombre de votants a considérablement augmenté en 2007, sa baisse relative (3,82 millions cette fois-ci pour ses 10,44%) correspond en réalité à un million d’électeurs en moins, soit plus ou moins le score de Philippe de Villiers (810 000 voix) qui n’était pas présent il y a 5 ans.

Si l’on veut savoir d’où viennent les voix gagnées par Sarkozy, il faut examiner les résultats du 22 avril à la lumière de ceux des grands blocs du 21 avril 2002. Que sont l’extrême-droite, l’extrême-gauche et les écolos devenus ?

La droite de la droite d’il y a cinq ans (Le Pen, excepté, ce qui laisse, par ordre alphabétique, Boutin, Madelin et Mégret) obtenait 7,44% des suffrages exprimés, soit deux millions de votants. L’équivalent nouvelle mouture se réduit à Philippe de Villiers. Si ces deux millions d’individus sont venus grossir les voix de Nicolas Sarkozy, ils sont loin de rendre compte de la différence entre son score : 11,4 millions de bulletins (31,18%) et celui de Chirac : 5,6 millions (19,88%).

Qui veut gagner des millions ?

En 2002, l’extrême-gauche, elle, capitalisait 5,45 millions de suffrages, soit 19,14%. Ségolène Royal en a recueilli 9,5 millions (25,87%), soit plus du double de Lionel Jospin qui arrivait à 16,18% avec 4,6 millions de supporters.

Le vote «utile» a fait basculer vers la madone rose les voix rouges du passé. Mais le compte n’est bon que si l’on oublie les nouveaux électeurs des cités, qui ont massivement choisi le bulletin socialiste.

Une partie des voix de l’extrême-gauche de 2002 est donc dans la nature. Or la nature a horreur du vide et c’est l’escarcelle de Sarkozy qui s’est remplie.

Avec des voix d’extrême-gauche ? Quelle horreur ! Mais c’est pas du tout ce qui est marqué dans le manuel du petit militant ! Ben non, ce n’est pas dans les rails, mais c’est peut-être une partie de la réalité. «Les exclus, les oubliés et les accidentés de la vie» auxquels le candidat UMP s’est adressé le soir du premier tour ne sont pas forcément des électeurs du Front National!

Et cela ne s’arrête pas là !

Les écologistes aussi ont subi une chute notable : Bové et Voynet n’arrivent pas au million de voix et plafonnent en dessous de 3% à eux deux alors que Lepage et Mamère, avec leurs 2 millions d’électeurs, étaient à 7%.

Où est donc parti ce million supplémentaire ? Et un million de voix, un, pour Sarko ? Peut-être: il arrive que le diable s’habille en Prada et séduise ainsi un électorat inattendu. Inattendu par les médias qui prennent leurs désirs pour des réalités, mais probablement pas inespéré par les électeurs qui vivent au quotidien ce que les médias ne veulent pas voir...

Les mathématiques ont ceci de très frustrant qu’elles ne se laissent pas influencer par la pensée unique ou par les images d’Epinal, fussent-elles martelées pluriquotidiennement sur les ondes.

Qui disait « Les Etats-Unis sont le plus grand fournisseur d’idéologies de la planète et la France en est le plus gros consommateur » ? L’auteur de cette maxime serait conforté dans son opinion en voyant Sarkozy déguisé en Croquemitaine par ses opposants et par les médias.

A tel point qu’un parti transfrontières politiques s’est créé, le TSS « Tout sauf Sarkozy », dont les membres se tiennent chaud grâce à leur certitude d’avoir fusionné l’axe du mal en un seul être. Si Sarkozy venait à manquer, leur enfer serait dépeuplé !

En attendant, pendant que les commentateurs commentent et que les idéologues s’aveuglent, les électeurs réfléchissent, ce qui mobilise leur réflexion et non le seul réflexe auquel on aimerait les conditionner.

Encore de belles soirées électorales en perspective !

Liliane Messika © Primo-Europe, 24 avril 2007.

1 - Stéphane Bern, qui avait intitulé son talk show sur Canal+ «20 heures 10 pétantes»

 
 
Auteur : Liliane Messika
Date d'enregistrement : 24-04-2007
Par shlomo - Publié dans : FRANCE
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Jeudi 26 avril 2007 4 26 /04 /Avr /2007 17:47
J.-P. Bensimon
Voici un article militant extrêmement fort. Il ne plaira pas à tout le monde. J.-P. Bensimon appartient à une espèce qui va se raréfiant, de nos jours : celle de gens réellement concernés par la chose politique, en général, et par la situation socio-économique et politique de la France en particulier. Comme ses semblables, il fait preuve d'une rigueur d'analyse et d'une rectitude politique, dignes de tout éloge. Malheureusement, de nos jours, le 'jeu' politique s'apparente de plus en plus à la compétition sportive et aux shows médiatisés. Les militants ressemblent plus à des fans casseurs de stades, ou accros à telle vedette, qu'à des citoyens responsables, désireux de peser sur une gestion saine des affaires de l’Etat. Dans ce maelstrom hyper-médiatisé, ce qui compte, c’est la démagogie, les slogans hyperboliques, les acclamations et les huées, aussi hystériques les unes que les autres. Pour ces gens, Sarkozy n’est pas un adversaire politique, qui ne serait-ce qu’en tant que personne humaine, mérite au moins le respect, mais un "salaud de droite", un "facho". Il n’est pas question, chez ces Attila de la politique, de se donner du mal pour convaincre les Français de la supériorité du programme de leur parti et de leur candidat, mais de "battre la droite". Le mantra omniprésent - "tout sauf Sarko" – donne le ton de cette campagne ad hominem déshonorante. En bref, autant j’admire le courage et la détermination de Bensimon, autant, pour les raisons évoquées ci-dessus, je ne partage pas son optimisme quant à l’élection de N. Sarkozy, qu’il considère comme certaine. Dans une compétition de cette nature, rien ne peut l’emporter sur la mauvaise foi, la haine et la violence, comme l’illustre l’article de N. Doidge, référencé ci-après. (Menahem Macina).
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25/04/07

 

La lettre d'
ObjectifInformation     25/04/2007
 
 
1) Nicolas Sarkozy sera le prochain président de la République. Il aura triomphé des campagnes sauvages de diabolisation de la Chiraquie, qui ont duré environ cinq ans. Il aura aussi dominé les opérations d'exécration de ses concurrents, Ségolène Royal et François Bayrou, appuyées par les chaînes de TV et les radios - la presse écrite et les magazines demeurant plus équilibrés. Pourquoi, comment ? Il est très difficile au citoyen conditionné par le déversement permanent d'une habile propagande, d'échapper aux passions commanditées par les faiseurs de haine, Goebbels nous l'avait expliqué. Si Nicolas Sarkozy est parvenu à conserver quand même un lien solide avec une fraction significative du peuple, c'est parce qu'il a su aller au plus profond de la détresse de ses compatriotes, comprendre leur désespoir, et traiter des questions ressenties comme essentielles par la France "d'en bas", selon l'expression de M. Raffarin.
 
2) Nicolas Sarkozy ne s'y est pas trompé. La dette, le modèle social calamiteux, le chômage, l'obésité de l'État, l'insécurité et la violence omniprésentes, l'immigration incontrôlée, sont autant de fardeaux qui pèsent, et depuis longtemps, sur le destin du pays et de son peuple. Mais ce sont des symptômes du nouveau mal français : ces calamités ont une origine commune, et ne peuvent pas être traitées indépendamment, une par une. C'est quand Nicolas Sarkozy a soulevé les questions des valeurs, du rapport à l'histoire de la France, de l'identité nationale et, en toute fin de campagne, des racines chrétiennes de l'Europe, qu'il a touché à ce qui est capital, et la majorité des Français a pu se reconnaître en lui.
 
3) Le nouveau mal français, c'est l'aboutissement du long processus de décomposition de l'État-souverain, dont parle Pierre Manent dans son ouvrage La raison des nations. Depuis plusieurs décennies, depuis peut-être le slogan "CRS-SS" de mai 1968, l'État national a subi des assauts incessants dont les historiens reconstitueront un jour la chronologie. Cela a pris différentes formes. D'abord l'exécration de la police, qui est en charge d'une fonction régalienne, la sécurité, et confisque la violence de "chacun contre chacun", permettant la vie en société. Ensuite, les détournements d'institutions de François Mitterrand et de Jacques Chirac : financements frauduleux, valises de billets, malversations sur les marchés publics, écoutes clandestines érigées en système, liens incestueux avec des représentants de puissances étrangères, nominations de complaisance, construction de réseaux souterrains, etc. Puis, le recul systématique devant les groupes de pression et les intérêts catégoriels. Il s'agit aussi bien, par exemple, des revendications des syndicats des transports et de l'Éducation nationale, que des exigences de la Ligue arabe. Ensuite, la repentance généralisée, la honte d'être Français des élites, couronnées par l'envoi par Jacques Chirac du "Charles de Gaulle" pour fêter la défaite de Waterloo, et son refus de participer aux cérémonies de commémoration de la bataille d'Austerlitz, que la France fautive avait trop brillamment remportée. Enfin, pour en finir vraiment avec l'État, il y a l'Europe, machine bureaucratique qui édicte des normes contraignantes sans réel contrôle du peuple souverain, dont les élites du pouvoir se sont servie pour justifier leur immobilisme et pour botter en touche. Surtout ne pas exercer l'autorité de l'État et ne pas mettre en œuvre des politiques qui pourraient être ridiculisées par l'opposition irréductible d'intérêts organisés. L'État n'est même plus capable aujourd'hui de modifier le calendrier des fêtes chômées ou de supprimer une prime d'une heure supplémentaire à 1 % des enseignants, comme on l'a vu ces dernières semaines. Cela fait beaucoup de carences pour un État, cela fait beaucoup de béances pour une nation.
  • Le chômage de masse jamais contenu ? C'est la contrepartie des garanties d'emploi à vie, consenties aux innombrables aristocraties bureaucratiques, et du confinement de l'autorité publique dans une gestion administrée du champ contractuel. La rigidité du marché du travail en témoigne.
  • La dette publique ? C'est la somme des non-politiques sociales, de la répartition planifiée de la misère à coups d'allocations et de faux emplois minables, et de l'obésité de l'État dans une économie figée.
  • L'obésité de l'État ? La multiplication de structures stériles, la transformation des fonctions régaliennes en fonctions tatillonnes de régulation et de gestion, de l'État en agence d'administration. C'est aussi la priorité aux intérêts des ronds-de-cuir organisés de l'État et du secteur public sur l'intérêt général.
  • La violence ? C'est l'incapacité de l'État à faire appliquer la loi, parce que les mafias des banlieues sont trop puissantes, parce que l'islamisation semble irréversible, parce que les juges refusent d'appliquer les sanctions prévues par la législation.
  • L'immigration sans limites ? C'est l'abdication devant les souhaits de la Ligue arabe (voir l'ouvrage Eurabia de Bat Yé'or) et le renoncement face aux menaces des phalanges trotskistes et des fanatiques de la compassion universelle - de l'épisode de l'église Saint Bernard à celui du gymnase de Cachan. Ce sont les tribunaux qui annulent les arrêts de reconduite à la frontières des préfets, c'est l'Europe qui judiciarise les procédures, remettant l'application des décisions aux calendes grecques. Que reste-t-il de l'État ?
4) L'État a été absent, déserteur, velléitaire, résigné, devant la forêt des intérêts particuliers défendant férocement leurs prérogatives au détriment de tous. Au point que l'on a inventé, du côté de Marseille, la grève préventive, non pas pour défendre un droit ou un intérêt, mais pour empêcher qu'un privilège puisse être éventuellement mis en cause à l'avenir (grève de la RTM en 2005, grève du Port autonome en 2007). Et quand l'État s'avère aussi impuissant à faire son travail d'État, chacun doit bien défendre ses acquis envers et contre tout, et tant pis pour ceux qui sont vulnérables, et pour ce qui devient une fiction de nation. C'est pour restaurer la souveraineté de l'État, que Nicolas Sarkozy a longuement insisté sur ses figures de référence, le 14 janvier, dans un remarquable discours, sur ceux qui ont fait les valeurs qui peuvent donner aux Français un sentiment de fierté et d'amour pour leur propre histoire et pour le message dont ils sont porteurs.
 
C'est pour cela qu'il a introduit aussi le thème central de l'identité nationale. Contrairement aux affirmations de Claude Allègre et de Denis Jeambar, qui n'y ont vraiment rien compris, en parlant de "rabougrissement"(1), contrairement à Alain-Gérard Slama qui associe cette notion aux usages qui en ont été faits par d'anciennes forces réactionnaires, ou par Vichy (2), l'identité nationale a un sens bien précis : une certaine priorité donnée à l'appartenance à la nation sur les autres appartenances (régionales, professionnelles, philosophiques, artistiques, etc.). Il faut que les infra-identités s'effacent un peu. Sinon, comment rendre le sens de l'intérêt national, obtenir un certain consensus sur des réformes douloureuses, mobiliser positivement l'opinion ? Ce retour du pays sur lui-même est absolument décisif pour saisir les opportunités du monde nouveau et pour faire face aux grands tsunamis qui l'attendent inévitablement (le terrorisme international qui lèche nos frontières, la montée des conflits régionaux, la nucléarisation de l'Iran, la mondialisation des centres d'innovation technologique, la concurrence toujours plus sévère, les territoires perdus pour la République, l'insurrection larvée, à connotation ethnico-religieuse, le quasi-apartheid des banlieues dans la nation,etc.).
 
5) Et il ne faudra pas compter sur le parti socialiste. Une opposition réaliste et non idéologique est indispensable au fonctionnement d'une démocratie. Comment optimiser les décisions publiques si elles ne font pas l'objet d'une critique constructive et si des alternatives globales ne sont pas proposées au pays ? Dire que le parti socialiste n'a pas fait son aggiornamento, cela relève de l'évidence. Il en est encore à dénoncer le rôle du marché dans la dynamisation de l'économie et la création d'emplois, à proposer des augmentations massives du salaire minimum, sans voir qu'elles coûteraient des centaines de milliers d'emplois, à répartir le travail au lieu de libérer les forces productives. Mais pire encore, le voilà qui élève à la candidature une personnalité loufoque, une Deschanel (3) en jupons, qui est parvenue, en quelques mois, à faire voter les militants "en se bouchant les oreilles", et à provoquer la curiosité un peu amusée des chancelleries du monde entier.
 
Tel est le destin de Nicolas Sarkozy. Il a la charge de rétablir l'unité d'une nation en voie de dissociation, de reconstruire un État fondé sur la confiance des citoyens, de permettre au pays de se retrouver et d'affronter de singuliers défis intérieurs et extérieurs. Il a fait preuve, à ce jour, d'une "vista", d'une énergie, et d'un sang-froid assez exceptionnels. Il s'est préparé à la fonction présidentielle, il a beaucoup travaillé, et il a su, semble-t-il, s'entourer d'équipes solides, même si trop de chiraquiens évoluent à ses marges. Il faudra l'aider. Non pas comme des béni-oui-oui, mais en animant une réflexion au sein de la société civile, pour soutenir et défendre, mais aussi pour suggérer, proposer, critiquer, en un mot pour contribuer à élever la qualité de la décision publique.
 
----------------------
 
Notes
 
(1) Voir "Contre la France rabougrie", Libération 23 avril 2007.
(2) Voir "Les pièges de l'identité, Le Figaro Magazine, 24 mars 2007.
(3) Paul Deschanel a été président de la République en 1920. On le retrouva, un matin, en pyjama, sur une voie de chemin de fer: il était tombé du train. Un autre jour, on le repêcha dans un bassin du château de Rambouillet.
 
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Note de la Rédaction d'upjf.org
 
[1] Bien qu’elle se réfère à des événements qui remontent à 2002, cette remarquable analyse psychologique a une valeur si universelle qu’elle peut servir de référence à toute situation où la droiture et l’honnêteté morales sont confrontées au cynisme et à l’amoralité la plus éhontée. On se limitera, ici, à cet extrait significatif, qui, espérons-le, incitera à se reporter à l’intégralité de ce texte séminal.
 
© Objectif-Info
Mis en ligne le 26 avril 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org
Par shlomo - Publié dans : FRANCE
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