BRZEZINSKI AGITE LA MENACE DU LOBBY JUIF !

Publié le par shlomo


16.05.2007

L’ancien conseiller à la sécurité nationale de Jimmy Carter, Monsieur Brzezinski, refait parler de lui dans une affaire dont les finesses échappent à ceux qui ne connaissent pas ce vieillard de 79 ans. L’homme accuse Bush de faire la promotion de la guerre contre la terreur : c’est un sujet qui plait aux médias qui ignorent les dessous de la diplomatie américaine au Moyen-Orient et donnent l’absolution à quiconque attaquerait Bush.

Dernièrement, Brzezinski a dénoncé un « complot » des hauts fonctionnaires proches de Bush qui auraient facilité l’attentat du 11 septembre pour justifier la guerre contre le terrorisme. Il nous a paru nécessaire de présenter ce Monsieur parce que Brzezinski, qui est le père de la géopolitique américaine, tient désormais un discours bizarrement dénué de développements géopolitiques… | Décodages géopolitiques

À 79 ans, Brzezinski n’est pas étranger aux aventures et aux intrigues. Ce théoricien géopolitique d’origine polonaise était à l’origine responsable de la politique pro Islamiste de l’administration Carter - une version améliorée des tentatives britanniques de la fin du XIX siècle pour armer les militants islamistes.

Brzezinski était l’architecte de l’intervention secrète de l’Amérique en Afghanistan avant l’invasion soviétique de 1980. Cette intervention (locale et régionale) a été conçue pour amener Moscou dans un bourbier, comme le bourbier du Vietnam [1]. L’intervention a atteint son but (accélérant l’effondrement soviétique), mais finalement s’est retournée contre l’Amérique avec le développement des Talibans et d’Al Qaeda.

Brzezinski a également aidé Khomeiny pour mettre en place une république islamique en Iran. Il a éliminé le Shah car ce dernier était garant de la stabilité de la région et tant qu’il restait au pouvoir, les Russes n’auraient pas pu envahir l’Afghanistan et n’auraient pu tomber dans le piège tendu par Brzezinski.

Il est également un élément incontournable au sein du CFR (Council on Foreign Relations) qui est le centre où se décident les politiques à long terme des Etats-Unis. Il n’y a aucun président américain qui n’ait pas été encadré par des membres de cet organisme tentaculaire. Dans le cas de l’Iran aussi, son projet s’inspire d’un projet britannique datant des années 1890 qui a mis en place en Iran des éléments pour transformer le royaume en « régime islamique ».

Les liens de Brzezinski avec les mollahs ont perduré et aussi bien lui-même que ses anciens collaborateurs comme Gary Sick [2] se sont recyclés dans des lobbies pro-mollahs pour recommander la reprise du dialogue avec les mollahs afin de relancer le projet initial d’un archipel d’états islamistes alliés des Etats-Unis et adversaires des Russes et des Chinois.

Il faut savoir que malgré le fait que les mollahs ont rompu les relations avec Etats-Unis, leur accession au pouvoir a pleinement satisfait les Etats-Unis : les mollahs ont détruit la stabilité régionale et provoqué une guerre avec l’Irak. Dans cette guerre, la totalité des infrastructures des deux pays (musulmans) les plus industrialisés de la région a été détruite ou endommagée, les forces de travail ont péri à la guerre et les deux pays ont dû puiser dans leurs réserves ou s’endetter pour s’armer et s’entretuer. Les mollahs ont même contribué à faire durer la guerre 6 ans supplémentaires pour s’enrichir dans le commerce des armes. Cette guerre artificiellement prolongée a été une bénédiction pour les Etats-Unis et autres fabricants ou trafiquants d’armes et l’Iran en est sorti diminué et son industrie pétrolière, résultat de 25 années d’efforts du Shah (de 1954 à 1979), fut détruite.

Aujourd’hui ce pays ne peut plus extraire son pétrole comme avant 1979 et fait de la figuration dans l’OPEP car il prévend son pétrole (en Buy-Back) au dixième de son prix du marché. En 1960, les compagnies occidentales (les majors) avaient accès à 85 % des ressources du globe. Suite à la création de l’OPEP, cette proportion est tombée à 16 %. Mais grâce aux mollahs, la nationalisation du pétrole iranien est une pure fiction.

Même s’ils ne sont pas alignés sur les Etats-Unis, les mollahs font merveille pour la réalisation des coups bas que l’Amérique veut infliger à ses amis, les pétromonarchies du Golfe Persique. Et le terrorisme d’état des mollahs est le meilleur argument pour justifier la présence des navires Américains dans le Golfe Persique. L’Iran n’est plus le « gendarme du Golfe ».

Les mollahs sont véritablement un élément incontournable pour la diplomatie américaine et les deux partis politiques américains se font la course pour renouer le dialogue avec eux afin de mettre au point un certain nombre de choses pour que leur terrorisme si efficace puisse le plus souvent coïncider avec les intérêts géopolitiques des Américains.

Brzezinski, qui appartient au Parti Démocrate, essaie en ce moment de faire son possible pour que l’entente ne se fasse pas sous l’administration Bush mais sous son successeur qui pourrait être un démocrate. Mais les Américains pensent que les mollahs, très affaiblis par des sanctions, pourraient céder rapidement. Le problème des Démocrates est qu’ils ne sont pas aux affaires.

La solution a été trouvée par le grand théoricien de l’Arc de Crise, Monsieur Zbigniew Brzezinski : selon lui, il faut éliminer rapidement les républicains de la gestion de cette entente.

Ainsi récemment, Brzezinski a écrit un essai venimeux pour le Washington Post où il accusait l’administration Bush (poussée par le Lobby Juif et aidée par Israël) de préparer une fausse opération terroriste (false flag) sur le sol américain afin d’accuser les mollahs et les attaquer. Il ajoutait que les mollahs étaient pacifiques et en faveur d’une entente !

La saison de la chasse à la signature d’un deal avec les mollahs est désormais ouverte...

WWW.IRAN-RESIST.ORG


[1] Le Nouvel Observateur. L’ancien directeur de la CIA Robert Gates l’affirme dans ses Mémoires : les services secrets américains ont commencé à aider les moudjahidine afghans six mois avant l’intervention soviétique. À l’époque, vous étiez le conseiller du président Carter : vous avez donc joué un rôle clé dans cette affaire. Vous confirmez ?

Zbigniew Brzezinski. Oui. Selon la version officielle de l’histoire, l’aide de la CIA aux moudjahidine a débuté courant 1980, c’est-à-dire après que l’armée soviétique eut envahi l’Afghanistan le 24 décembre 1979. Mais la réalité, gardée secrète jusqu’à présent, est tout autre : c’est en effet le 3 juillet 1979. que le président Carter a signé la première directive sur l’assistance clandestine aux opposants du régime prosoviétique de Kaboul. Et ce jour-là j’ai écrit une note au président dans laquelle je lui expliquais qu’à mon avis, cette aide allait entraîner une intervention militaire des Soviétiques. (...) Nous n’avons pas poussé les Russes à intervenir, mais nous avons sciemment augmenté la probabilité qu’ils le fassent.
N.O. Lorsque les Soviétiques ont justifié leur intervention en affirmant qu’ils entendaient lutter contre une ingérence secrète des États-Unis, personne ne les a crus. Pourtant, il y avait un fond de vérité. Vous ne regrettez rien aujourd’hui ?
Z. Brz. Regretter quoi ? Cette opération secrète était une excellente idée. Elle a eu pour effet d’attirer les Russes dans le piège afghan et vous voulez que je le regrette ? Le jour où les Soviétiques ont officiellement franchi la frontière, j’ai écrit au président Carter, en substance : « Nous avons maintenant l’occasion de donner à l’URSS sa guerre du Vietnam ».
N.O. Vous ne regrettez pas non plus d’avoir favorisé l’intégrisme islamiste, d’avoir donné des armes et des conseils à de futurs terroristes ?
Z. Brz. Qu’est-ce qui est le plus important au regard de l’histoire du monde ? Les talibans ou la chute de l’empire soviétique ? Quelques excités islamistes ou la libération de l’Europe centrale et la fin de la Guerre froide ? »

[2] Encore Gary Sick | membre du The Middle East Policy Council, un des lobbies américains des mollahs Iran : Enquêtes croisées sur 3 rumeurs d’attaque militaire américaine |


Publié dans IRAN NUCLEAIRE

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