DEBUT DE LA FIN DE L'ESPOIR A GAZA

Publié le par shlomo


Le gouvernement d’union nationale, négocié sous les interventions répétées de l’Arabie Saoudite, a vécu.

La proximité de l’application du plan visant à remettre de l’ordre dans les Territoires a donné le tournis au Hamas. Désormais, les officiels ne sont plus à l’abri. C’est bel et bien un échec cuisant pour la communauté internationale.

Cinq gardes palestiniens ont été tués à Gaza par des hommes armés qui ont fait irruption au domicile de Rachid Abou Chbak, le plus haut responsable des services de sécurité fidèles au Fatah, malgré le cessez-le-feu proclamé la veille.

Peu de temps auparavant, des obus de mortier s'étaient abattus près des bureaux gazaouites de Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne issu du Fatah. Des membres de la Force exécutive du Hamas avaient été attaqués devant le siège du ministère de l'Intérieur, toujours à Gaza.

Quelques heures plus tôt, un haut responsable égyptien avait été blessé alors qu'il arpentait la ville en compagnie de Ghazi Hamad, porte-parole du gouvernement et membre du mouvement islamiste, et d'un représentant du Fatah pour tenter de faire respecter le cessez-le-feu.

Un responsable du Fatah a déclaré à Reuters qu'au moins cinq gardiens, dont un membre de la Garde présidentielle d'Abbas, avaient été tués dans l'attaque de la résidence de Rachid Abou Chbak. Au moins 15 autres personnes ont été blessées dans la fusillade.

Un porte-parole des Brigades des martyrs d'Al Aksa, mouvement terroriste qui n’a jamais caché son intention de massacrer les Israéliens jusqu’au dernier et qui gravite dans la mouvance du Fatah, a affirmé que la direction politique du Hamas était impliquée dans ces assassinats. "La direction politique du Hamas participe à l'assassinat et au meurtre d'hommes du Fatah", a dit Abou Koussaï à la presse.

Les prochaines initiatives ne pourront se contenter d’inciter au cessez-le-feu, de le réclamer. La lassitude des pays arabes commence à se faire sentir.

La communauté internationale sera dans l’obligation de réagir avec vigueur. L’ONU va bouger fortement si les choses s’aggravent.

Il n’est pas certain que ce désordre aux frontières d’Israël arrangent en quoique ce soit ce pays qui se serait bien passé de cette tension supplémentaire.

Primo, 16 mai 2007

Publié dans MONDE ARABO-MUSULMAN

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article