IRAN: LES PREMIERES RUSES DE TEHERAN POUR ECHAPPER A DE NOUVELLES INSPECTIONS

Publié le par shlomo


Au lendemain du report des sanctions à une date plus qu’incertaine, le régime des mollahs a demandé aux grandes puissances de soutenir l’accord conclu le 21 août avec l’AIEA. Pourtant en retardant les sanctions, c’est ce que venaient de faire ces grandes puissances. Cet appel lancé par le chef de la diplomatie Manouchehr Mottaki comprend un piège.

Tout d’abord, cet accord, conclu le 21 août entre Mottaki et El Baradei, ne stipule pas la suspension des activités nucléaires d’enrichissement, mais engage les mollahs à apporter la preuve que leur programme est de nature civile.

Pour cela, il faudrait que les mollahs autorisent l’inspection des différents sites nucléaires, notamment le site de Natanz qui renferme des activités d’enrichissement que l’on soupçonne d’être destinées à des fins militaires. Ces soupçons sont fondés non pas sur des inspections mais sur des déclarations faites par Téhéran de posséder le savoir faire nucléaire et aussi ses demandes pour que l’on reconnaisse son droit à l’enrichissement. D’ailleurs chaque fois qu’une solution est proche, les mollahs font de nouvelles déclarations susceptibles d’amplifier la crise et ce afin de raviver le spectre d’une guerre fort préjudiciable aux intérêts occidentaux en Iran. L’objectif est de forcer les « grandes puissances » à céder par peur de cette guerre.

C’est pourquoi, les mollahs doivent préserver leur seul moyen de faire peur : le mystère de Natanz. De ce fait, ils doivent trouver le moyen d’éviter les inspections, d’où cette déclaration pour obtenir un « soutien unanime » à cet accord.

Mais les « grandes puissances » ne peuvent pas apporter unanimement leur soutien à un accord à minima qui ne comporte pas une obligation de suspension de l’enrichissement. L’accord signé pour éviter une escalade dans la crise va se transformer en élément de cette même escalade !

« Tout le monde doit soutenir l’accord entre l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et l’Iran pour que la mission (de l’Agence) puisse être menée à son terme », a dit l’officier des Pasdaran Mottaki. Et s’il manquait un soutien, les mollahs refuseront d’appliquer leur propre accord !

Le Label M.M. | C’est une méthode 100% fiable : les Mollahs Malins signent des accords et les remettent en cause au moment de les honorer. C’est ainsi que le « modéré Khatami  » a tout promis à ses amis Européens de la Troïka et le régime l’a remplacé par un « affreux Ahmadinejad » qui a tout remis en cause.

Seulement voilà, dernièrement le régime des M.M. joue la carte du retour des soi-disant modérés qui parions-le seront absents des débats de cette Nième remise en cause d’un accord signé et une parole donnée.

Le problème avec le label M.M est que les soi-disant modérés n’auront même pas à justifier leur alignement sur Ahmadinejad : ces soi-disant modérés ont des amis bien placés en France, comme Hubert Védrine ou Alexandre Adler, qui se chargeront d’expliquer pourquoi la France doit accepter l’offre des mollahs de soutenir l’accord sans obligation du 21 août. D’ailleurs ce dernier épisode de la crise nucléaire iranienne confirmera qui sont les alliés des mollahs malins.

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Publié dans IRAN NUCLEAIRE

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