L'ALLEMAGNE LIBERE UN TERRORISTE DE L'EQUIPE DE RAFSANDJANI

Publié le par shlomo


La chancelière allemande Angela Merkel a décidé de libérer Kazem Darabi, un terroriste du régime des mollahs arrêté en 1992 et condamné à réclusion à perpétuité en 1997 pour sa participation au mitraillage des opposants iraniens dans un restaurant berlinois. Dans la même affaire, la cour avait également placé 4 hauts dirigeants du régime, dont Rafsandjani, sous mandat d’arrêt international pour avoir commandité le triple assassinat connu sous le nom de l’affaire « Mykonos ».

Le 17 septembre 1992, Sadegh Sharaf-kandi, secrétaire général du Parti Démocratique du Kurdistan d’Iran, et trois de ses collaborateurs (Fattah Abdoli, Homayoun Ardalan et Nouri Deh-kordi) ont été mitraillés dans un restaurant grec de Berlin, le Mykonos.

La cour fédérale Allemande a évoqué à plusieurs reprises le terme de terrorisme d’Etat dans cette affaire. Trois ans après l’ouverture du procès, la cour a délivré sa sentence le 10 avril 1997 en plaçant sous mandat d’arrêt international les commanditaires qui étaient Rafsandjani, président de la république, Velayati, son ministre des affaires étrangères et Fallahian, son ministre des Renseignements, tous trois membres d’un comité spécial d’élimination des opposants en exil. La cour a également délivré un mandat d’arrêt international contre Khamenei, le Guide Suprême, qui avait accepté la proposition de Rafsandjani pour de cette opération.

La cour s’est également intéressée à Hossein Moussavian, qui était à l’époque l’ambassadeur du régime des mollahs en Allemagne. Il faut savoir que le ministère des affaires étrangères du régime est une couverture pour le ministère des renseignements du régime et ses opérations terroristes à l’étranger.

Pour des raisons purement diplomatiques, la cour a renoncé à l’arrestation de Moussavian et s’est rabattue sur les exécutants de l’attentat : un Iranien membre des Pasdaran qui encadrait quatre terroristes Libanais. La cour de Justice de Berlin a condamné à la perpétuité l’Iranien Kazem Darabi et le Libanais Abbas Rhayel qui avait tiré les coups mortels. Deux autres Libanais Youssef Amin et Mohammad Atriss, ont été condamnés respectivement à onze ans et à cinq ans et trois mois de prison. Un cinquième accusé Libanais du nom d’Atallah Ayad a été acquitté.

Agé à l’époque de 33 ans, le milicien des Pasdaran Darabi avait été installé à Berlin comme épicier. C’est l’une des couvertures préférées du régime des mollahs pour placer ses agents en Europe. Paris n’est pas exempt de cette règle et a son épicier mouchard de l’ambassade. En tant qu’épicier, l’agent tisse sa toile et noue des relations avec les exilés.

Aujourd’hui âgé de 48 ans, Darabi sera libéré en décembre 2007. Son complice, Abbas Rhayel, 39 ans, sera également libéré ! L’article 456 de loi pénale Allemande stipule que tout condamné ayant purgé 15 ans de sa peine peut être libéré. Selon la loi Allemande, Darabi sera immédiatement extradé vers l’Iran.

En 2004, les mollahs avaient presque obtenu sa libération en l’incluant dans le cadre d’un accord passé entre Israël et le Hezbollah. L’accord stipulait que l’Allemagne devait libérer Kazem Darabi en échange d’informations fournies par le Hezbollah sur Ron Arad, un lieutenant colonel de l’armée de l’air israélienne, disparu lors d’une mission au Liban en 1986 et détenu par les mollahs. Un deal choquant mais cela fait longtemps que nous (iraniens) avons perdu tout contrôle sur le destin de notre pays et le sort de ses bourreaux.

A présent, les Israéliens protestent contre cette libération car le Hezbollah ne leur a pas fourni les informations attendues. Mais qu’ils se rassurent, il ne s’agit pas d’un « acte anti-israélien », cette libération dépasse le cadre de leur deal secret avec les mollahs.

Cette libération est infiniment plus grave qu’un manque de respect d’un accord périmé : cette libération légale peut remettre en cause le mandat d’arrêt contre Rafsandjani.

Il y a un appel de pied dans la direction du patron du régime des mollahs. Ce dernier se place comme l’homme providentiel pour le règlement de la crise nucléaire, mais ce mandat d’arrêt lui pend au nez et l’empêche de voyager hors de l’Iran. Les Allemands lui font une fleur et laissent entendre qu’ils pourraient le blanchir comme les Américains avaient fait pression sur l’Argentine pour ne pas activer un autre mandat international contre Rafsandjani dans l’affaire de l’AMIA.

L’assouplissement et même la suppression du mandat d’arrêt contre Rafsandjani n’y changeront rien : l’objectif des mollahs est de rester au pouvoir et pour cela ils doivent garder dans leur jeu de poker des cartes comme le Hezbollah ou le chantage nucléaire. Cette libération est certes un très mauvais exemple de la diplomatie de capitulation face aux mollahs, mais elle ne changera rien aux objectifs des mollahs.

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Publié dans IRAN NUCLEAIRE

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