LA CONFERENCE DE PARIS D'AIDE AUX PALESTINIENS

Publié le par shlomo

La conférence de Paris d'aide aux Palestiniens aussi politique Reuters

La conférence de Paris d'aide aux Palestiniens sera à la fois économique et politique, ont souligné Nicolas Sarkozy et le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, lors d'un entretien à l'Elysée.

"Ce rassemblement de pays du monde entier vise à un soutien économique mais aussi politique", a déclaré Mahmoud Abbas à la presse dans la cour du palais présidentiel, où il a été reçu pendant 45 minutes.

"Nous espérons demain que la communauté internationale sera à la hauteur de nos attentes, si Dieu le veut", a ajouté le président palestinien, dont les propos étaient traduits de l'arabe.

Mahmoud Abbas espère obtenir quelque 5,6 milliards d'euros d'aide lors de la Conférence internationale sur la reconstruction des territoires palestiniens, rebaptisée par Paris conférence "pour l'Etat palestinien", qui a lieu lundi au centre Kléber.

Le département d'Etat américain a annoncé qu'il s'engagerait à verser plus de 550 millions de dollars.

Environ 90 délégations sont attendues pour cette réunion dont l'objectif est de mobiliser les donateurs dans la foulée des négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens du mois dernier à Annapolis, aux Etats-Unis, afin de fournir un soutien financier et politique à l'Autorité palestinienne.

La conférence de Paris est "une étape essentielle" et s'inscrit "totalement dans la dynamique initiée à Annapolis", a déclaré le porte-parole de Nicolas Sarkozy, David Martinon.

Elle est "économique, mais également politique (et) son objectif est clairement affiché : parvenir rapidement à la création d'un Etat palestinien", a-t-il ajouté.

Le président français "est convaincu de la nécessité d'un Etat palestinien viable", a confirmé Mahmoud Abbas après son entretien, qui s'est déroulé en présence du Premier ministre palestinien Salam Fayyad et du ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

LA FRANCE "DISPONIBLE POUR LES ÉTAPES À VENIR"

"Il a donc promis d'oeuvrer pour la création de cet Etat et a promis également une aide économique importante à l'Etat palestinien", a-t-il ajouté, sans donner de chiffre.

Nicolas Sarkozy a salué "l'engagement et le courage de Mahmoud Abbas qui ont permis qu'à Annapolis l'espoir de paix revienne", a rapporté David Martinon.

"Il assuré le président Abbas que dans cette phase diplomatique qui sera dense, longue et délicate, et sans vouloir interférer dans les négociations bilatérales, la France apporterait tout le soutien nécessaire afin d'encourager les parties à avancer", a-t-il ajouté. .

"La France, qui soutient les efforts du processus, est disponible pour les étapes à venir", a-t-il encore assuré.

Nicolas Sarkozy s'exprimera lundi matin à l'ouverture de la conférence de Paris, co-présidée par la France, par l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, envoyé spécial du quartet pour le Proche-Orient, par la Norvège, qui préside depuis 1992 le "comité de liaison ad hoc" des bailleurs internationaux, et par la Commission européenne.

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice sera présente, ainsi que son homologue israélienne Tzipi Livni.

L'Autorité palestinienne devrait y demander de lui fournir de quoi financer le budget palestinien et le développement en Cisjordanie, où domine le Fatah d'Abbas, ainsi que dans la bande de Gaza, contrôlée par les islamistes du Hamas.

La France n'aura "pas de relations, de discussions, de dialogue avec le Hamas tant que les conditions fixées par la communauté internationale ne ser(o)nt pas remplies", a rappelé David Martinon.

En marge de la conférence, Tony Blair sera reçu lundi matin à l'Elysée par Nicolas Sarkozy, qui s'entretiendra ensuite avec le secrétaire général des Nations-Unies Ban Ki-Moon, puis, dans l'après-midi, avec Condoleezza Rice.

Elizabeth Pineau

Publié dans FRANCE

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