REVUE DE LA PRESSE ISRAELIENNE

Publié le par shlomo

Sarkozy annonce le versement de 300 millions de dollars d’aide à l’Autorité palestinienne
17 décembre 2007 - Le flash info du Jerusalem Post édition française

Le président Nicolas Sarkozy a annoncé lundi 17 décembre le versement par la France de "300 millions de dollars" (un peu plus de 200 millions d’euros) d’aide à l’Autorité palestinienne, en ouverture de la conférence des donateurs à Paris. Sur cette somme, 25 millions d’euros d’aide budgétaire pour 2008 seront versés "dès demain", a précisé le président français

La veille, Sarkozy, qui a reçu à l’Elysée Mahmoud Abbas, a déclaré souhaiter "parvenir rapidement à la création d’un Etat palestinien", selon son porte-parole David Martinon. L’objectif du président Sarkozy "est clairement affiché : parvenir rapidement à la création d’un Etat palestinien", a déclaré aux journalistes Martinon à l’issue d’un entretien de 45 minutes entre les deux dirigeants.

ISRAËL - AUTORITE PALESTINIENNE

L’Union européenne va verser 650 millions de dollars d’aide aux Palestiniens pour 2008

L’Union européenne va attribuer une aide de 650 millions de dollars (448 millions d’euros) à l’Autorité palestinienne pour l’année 2008, a annoncé le commissaire européen aux Relations extérieures, l’Autrichienne Benita Ferrero-Waldner, lundi 17 décembre.

Ferrero-Waldner a fait cette annonce alors que s’ouvre à Paris la conférence internationale des donateurs pour l’Etat palestinien qui réunit les représentants de quelque 90 pays.

Le commissaire européen aux Relations extérieures n’a pas pu donner d’indication sur la contribution européenne pour 2009 et 2010 mais a déclaré que cette contribution serait à un "haut niveau".

Olmert : oui aux efforts d’aide aux Palestiniens, non à des mesures compromettant la sécurité d’Israël

Le Premier ministre Ehoud Olmert a approuvé lundi 17 décembre les efforts internationaux destinés à soutenir l’économie palestinienne, tout en déclarant qu’il n’accepterait pas de mesures compromettant la sécurité de son pays. "Nous ferons tout pour aider au développement et au renforcement de l’infrastructure de l’Autorité palestinienne, mais pas au prix d’un renoncement aux intérêts de sécurité vitaux", a déclaré Olmert aux membres de Kadima.

Un "témoin" affirme avoir assisté à l’enlèvement de Shalit

Le premier témoin présumé à avoir assisté à l’enlèvement du caporal Gilad Shalit en juin 2006 a été cité dimanche 16 décembre sur un site Internet affilié au Djihad islamique.

Le Palestinien, qui réside à proximité du terminal de Kerem Shalom où le soldat a été capturé par des terroristes du Hamas, a déclaré avoir été témoin du raid sur le site Palestine Al-Yom.

Le "témoin" y raconte avoir entendu les sons de coups de feu tirés sur les troupes. Il prétend avoir vu trois Palestiniens armés portant le soldat blessé passer près de sa maison. Il a d’abord pensé que l’homme blessé était un Palestinien avant que les membres de la cellule terroriste ne lui fassent comprendre que la victime était israélienne et qu’ils étaient pressés de fuir la scène dans un véhicule qui les attendait.

Toujours selon le témoin présumé, Shalit était épuisé et souffrait de multiples brulures sur son visage et ses bras.

Yossi Beilin renonce à briguer la direction du Meretz

Le chef du Meretz, Yossi Beilin, a annoncé dimanche 16 décembre qu’il renonçait à concourir à la tête du parti lors des prochaines élections primaires du 18 mars.

Au cours d’une conférence de presse à Beit Sokolov Tel-Aviv, Beilin a déclaré qu’il soutenait le député Haïm Oron dans la course à la direction du parti.

"Il ne fait pas de doute que le combat du Meretz est toujours d’actualité (...) Nous assumons un rôle de guide, de boussole, de phare", a-t-il déclaré.

Les deux autres candidats en lice sont les députés Ran Cohen et Zehava Gal-On

Conférence sur le climat : Israël doit revoir sa politique environnementale

Israël devra entièrement réviser sa politique environnementale afin de satisfaire aux critères décidés par la conférence de l’ONU sur le climat qui s’est tenue la semaine dernière à Bali. Selon des membres de la délégation israélienne, bien que l’Etat hébreu se considère comme un pays industriel, il a été classé au niveau des pays en voie de développement pour sa politique environnementale.

Le ministère de l’Environnement a donc décidé de mettre en place un comité chargé d’évaluer la façon dont Israël peut satisfaire aux nouveaux critères. Les représentants d’autres ministères ainsi que des organisations non-gouvernementales devraient également siéger au sein du comité, a précisé un porte-parole du ministère.

"L’idée est de créer un programme destiné à informer les divers secteurs de la société israélienne," a-t-il ajouté.

Les participants de la conférence de l’ONU sur le climat sont convenus samedi à Bali de lancer les négociations en vue de conclure, d’ici 2009, un nouvel accord sur la lutte contre le réchauffement climatique, succédant au Protocole de Kyoto de 1997.

INTERNATIONAL

Ahmadinejad juge improbable l’imposition de nouvelles sanctions contre l’Iran

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé dimanche 16 décembre que rien ne justifierait l’imposition d’une troisième série de sanctions de l’ONU contre son pays.

"A mon avis, il n’y a pas de justification", a-t-il déclaré au cours d’une interview en direct diffusé sur la télévision iranienne, en jugeant "improbable" l’application de nouvelles sanctions.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a imposé deux séries de sanctions contre l’Iran depuis un an en raison de son refus d’arrêter l’enrichissement d’uranium, qui peut être utilisé pour un programme visant à produire de l’énergie nucléaire, mais aussi pour fabriquer une bombe atomique.

La visite de Kadhafi, "excessive mais nécessaire" pour Bernard Kouchner

La visite en France du colonel Kadhafi sera retenue comme une visite "excessive mais nécessaire", a estimé le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner dimanche 16 décembre, reconnaissant que la France avait été "un peu dépassée" par son "sens de l’hospitalité" et qu’une visite "ordinaire" aurait sans doute été préférable.

"En gros, ça s’est bien passé et vous verrez, ça sera retenu comme une visite nécessaire, excessive mais nécessaire", a déclaré le ministre des Affaires étrangères sur Radio-J, estimant néanmoins qu’il aurait peut-être mieux valu, "mais c’est une opinion personnelle, ne pas avoir cinq jours de visite du colonel Kadhafi, réduire cette visite à une visite ordinaire". "Nous avons été surpris dans ces cinq jours par le faste étalé et finalement l’impression qui ressortait de cette visite", a-t-il admis.

Kouchner a néanmoins affirmé qu’il "fallait" recevoir le colonel "car on ne peut que donner un peu de crédit à ceux qui font des progrès, ceux qui n’accentuent pas ou qui refusent même maintenant le terrorisme (...) et ceux qui seront président du Conseil de sécurité des Nations unies dans 13 jours", a-t-il souligné.

Il s’est toutefois montré plus critique par la suite en qualifiant d"’extrêmement graves" les propos tenus par le chef d’Etat libyen à l’Assemblée nationale française quand il avait plaidé pour un seul Etat réunissant Palestiniens et Israéliens, jugeant qu"’il n’y a pas de possibilité de créer deux Etats". Bernard Kouchner a également affirmé qu’il fallait "faire évoluer ce régime".

Plus de deux millions de musulmans participent au pèlerinage de La Mecque

Plus de deux millions de musulmans du monde entier se sont retrouvés dimanche 16 décembre à La Mecque pour le début du Hadj, pèlerinage annuel qui constitue le cinquième pilier de l’Islam. Le ministère saoudien de l’Intérieur a annoncé que des précautions importantes avaient été prises en matière de sécurité.

Des hommes et des femmes vêtus de robes blanches ont fait sept fois le tour de la Kaaba, le site le plus saint de l’Islam, lors de la cérémonie de l’omra qui précède le début officiel du pèlerinage lundi.

Le ministre saoudien de l’Intérieur, le prince Nayef ben Abdoul-Aziz, a affirmé que le royaume était capable de maintenir la sécurité et d’empêcher tout acte visant à menacer la sécurité des pèlerins. "Nous ne permettrons pas que des problèmes dans d’autres pays puissent se répercuter ici pendant le hadj", a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Le général Saleh Mohammed al-Shihri, responsable de la sécurité du hadj, a expliqué que 1 150 caméras avaient été placées dans plusieurs endroits pour surveiller la zone. Plusieurs hélicoptères, équipés de ces caméras, vont aussi survoler les pèlerins.

Le roi Abdallah a convié 1000 invités au hadj cette année, parmi lesquels le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

Cinq mois d’emprisonnement avec sursis et 10 000 euros d’amende requis contre Le Pen

Cinq mois d’emprisonnement avec sursis et 10 000 euros d’amende ont été requis vendredi 14 décembre par le procureur de la République de Paris à l’encontre de Jean-Marie Le Pen, jugé pour "complicité d’apologie de crimes de guerre" et "complicité de contestation de crime contre l’Humanité", à la suite de ses propos sur l’Occupation dans l’hebdomadaire Rivarol en 2005.

Le jugement de la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a été mis en délibéré au 8 février 2008. Le président du Front national n’était pas présent à l’audience. Son avocat, Me Wallerand de Saint-Just, a évoqué des "obligations inévitables" de Le Pen pour justifier son absence.

Dans cet entretien, paru en janvier 2005, Le Pen expliquait : "Je me souviens dans le Nord, un lieutenant allemand, fou de douleur que son train de permissionnaires ait déraillé dans un attentat, causant ainsi la mort de ses jeunes soldats, voulait fusiller tout le village : il avait d’ailleurs déjà tué plusieurs civils. Et c’est la Gestapo de Lille, avertie par la SNCF, qui arriva aussitôt à deux voitures pour arrêter le massacre".

La Gestapo a été reconnue comme organisation criminelle par le tribunal de Nuremberg. La transformer en "autorité protectrice", comme l’a fait Jean-Marie Le Pen, est caractéristique de l’apologie de crimes de guerre, a estimé le procureur, Anne de Fontette.

Dans cet entretien à la publication d’extrême droite, le président du FN déclarait également : "En France du moins, l’occupation allemande n’a pas été particulièrement inhumaine, même s’il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550 000 kilomètres carrés".

Il disait en outre : "Ce n’est pas seulement de l’Union européenne et du mondialisme que nous devons délivrer de notre pays, c’est aussi des mensonges sur son histoire, mensonges protégés par des mesures d’exception". Ces dernières étant les lois réprimant le négationnisme. Ce passage est poursuivi pour "complicité de contestation de crime contre l’Humanité".

La défense de Jean-Marie Le Pen a plaidé que les propos incriminés avaient été tenus après l’interview lors d’une conversation à bâtons rompus, la question dans l’hebdomadaire ayant été écrite a posteriori, selon Me de Saint-Just, par le journaliste pour utiliser ce que le président du FN lui avait dit.

L’avocat a plaidé la relaxe estimant que les affirmations de Jean-Marie Le Pen ne tombaient pas sous le coup de la loi. Il a affirmé que le ministère public avait torturé le droit et les textes pour engager des poursuites contre son client.

Le ministère public a demandé deux mois d’emprisonnement avec sursis et 5000 euros d’amende contre Marie-Luce Wacquez, directrice de publication de Rivarol et 3500 euros contre le journaliste, Jérôme Bourbon. Lors de l’audience, ce dernier a dit que les propos litigieux avaient été recueillis au cours de l’interview.

A la demande du garde des Sceaux, le parquet de Paris avait ouvert en mars 2005 une information judiciaire pour "apologie de crimes de guerre". Les poursuites pour complicité de "contestation de crimes contre l’humanité" ont été intentées à la suite de la plainte de l’Association des Fils et Filles de déportés juifs de France (FFDJF).

La Russie a effectué sa première livraison de combustible à la centrale iranienne de Bushehr

La Russie a effectué sa première livraison de combustible à la centrale nucléaire iranienne de Bushehr qui joue un rôle de premier plan dans les tensions internationales entourant le programme nucléaire iranien, ont rapporté les agences russes, lundi 17 décembre.

Téhéran soutient que la centrale de Bushehr sert des objectifs strictement civils, mais les Etats-Unis et les autres pays occidentaux s’opposent depuis longtemps à la construction de cette centrale, dont ils estiment qu’elle procurerait à l’Iran un moyen de dissimuler un programme de fabrication d’armes nucléaires.

L’armée russe se voit attribuer son premier rabbin aumônier depuis 1917

Pour la première fois depuis la révolution bolchévique de 1917, un aumônier général israélite a été nommé dans l’armée russe afin de répondre aux besoins spirituels et religieux des soldats juifs.

Le rabbin Aharon Gurevich, 34 ans, a été nommé après que le rabbin en chef du mouvement Chabad-Loubavitch en Russie, Berel Lazar, ait reçu la permission officielle du gouvernement russe d’établir un rabbinat militaire.

Gurevich s’est vu attribuer le rang de colonel par les autorités russes et a reçu l’autorisation de se rendre librement dans les bases militaires de l’armée russe.

Le nombre de Juifs servant dans les diverses forces de sécurité russes est estimé à 40 000. Toutefois, selon le nouvel aumônier, "à cause du passé communiste, beaucoup ne parlent pas ouvertement de leur judaïsme avec leurs collègues, de crainte que cela ne porte préjudice à leur carrière."

Liban : l’élection présidentielle reportée à samedi

Pour la neuvième fois depuis le mois de septembre, le Parlement libanais, profondément divisé, a échoué dans sa tentative de désigner un président, lundi 17 décembre, et le scrutin a été reporté à samedi.

Un communiqué publié par le secrétariat général du Parlement précise que le président Nabih Berri a décidé de reporter la session de lundi jusqu’à samedi.

Le Parlement doit siéger pour donner leur accord à la désignation du général Michel Suleiman, soutenu à la fois par la majorité parlementaire anti-syrienne et l’opposition conduite par le Hezbollah proche de Damas.

Le Liban est sans président depuis le 23 novembre dernier, date à laquelle Emile Lahoud a quitté ses fonctions à l’expiration de son mandat, ouvrant une délicate période de vacance du pouvoir, le Parlement ayant échoué à désigner son successeur.

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