ISRAEL A L'ABRI DES ATTAQUES KAMIKAZES

Publié le par shlomo

  • Marc Henry
    02/01/2008 | 
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    Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

    En 2007, une seule bombe humaine est parvenue à frapper l'État hébreu.

    Israël a trouvé la parade anti-kamikaze. L'an dernier, seulement une de ces bombes humaines a réussi à tuer trois passants à Teillât, dans le sud d'Israël. Un chiffre qui marque une chute spectaculaire de ce genre d'attaques, qui avaient fait 426 morts au plus fort de l'Intifada, en 2002. Signe des temps, des centaines de vigiles qui vérifiaient les passagers pour tenter de repérer des suspects avant qu'ils montent dans un autobus viennent d'être licenciés.

    Pour parvenir à ce résultat, le service de sécurité intérieure (Shin Beth) et l'armée n'ont pas lésiné sur les moyens. En quelques années, les autorités israéliennes ont mis en place un maillage de surveillance très serré. Une clôture électronique de plus de 500 kilomètres de long qui prend dans certains secteurs la forme d'un mur de béton a rendu les infiltrations de Cisjordanie en Israël plus difficiles. Le «cordon sanitaire» est encore plus serré autour de la bande de Gaza, qui est coupée du reste du monde. Les militaires ont également mis en place un réseau de plus de 500 barrages routiers pour empêcher les kamikazes potentiels de circuler.

    «Cette méthode a fait ses preuves. Le seul moyen de lutter efficacement contre le terrorisme est de contrôler le terrain en permanence», explique Ehoud Barak, le ministre de la Défense. Cette pression constante se traduit par des perquisitions et des arrestations de jour comme de nuit en Cisjordanie. Selon les statistiques du Shin Beth, durant les dix premiers mois de 2006, 4 000 Palestiniens ont été arrêtés et interrogés. Sur ce total, 17 kamikazes «potentiels» ont été interceptés avant de passer à l'action. Ces succès ont rassuré une population traumatisée par les scènes de corps déchiquetés dans des autobus ou à l'entrée de centres commerciaux.

     

    La Cisjordanie asphyxiée

    Pour les civils palestiniens, le prix à payer est très lourd. Tout déplacement en Cisjordanie nécessite des heures d'attente à l'approche des barrages. Comme le soulignent les experts de la Banque mondiale, le pactole de 7,4 milliards de dollars promis à Paris par la communauté internationale aux Palestiniens ne suffira pas à faire revivre l'économie palestinienne si un minimum de liberté de circulation des biens et des personnes n'est pas assuré.

    Jusqu'à présent, Ehoud Olmert a refusé de desserrer l'étau de crainte qu'une nouvelle vague de violences déferle en Israël. Pour justifier une telle politique, le premier ministre estime que les forces de police de Mahmoud Abbas ne sont pas capables de «lutter contre les groupes terroristes» tels que le Hamas ou le Djihad islamique. Mais cette attitude affaiblit un président palestinien qu'Ehoud Olmert affirme vouloir aider à résister face à ses rivaux islamiques.

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Publié dans ISRAEL

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