TOURNANT CRUCIAL A GAZA

Publié le par shlomo


Les agences de presses occidentales se mélangent un peu les pinceaux concernant l’opération de moyenne ampleur qui a lieu à Gaza.

Les causes, le bilan des morts et des blessés, font, comme souvent, l’objet de toutes les interprétations.

Au moins 9 Palestiniens auraient perdu la vie, deux "activistes" islamistes et des civils, d'après des responsables d'un hôpital. Mais l’on sait que la frontière entre membres armés et civils est assez poreuse dans cette partie du globe, surtout lorsqu’il s’agit d’un bilan provenant du ministère de la santé du Hamas.

Car le mouvement islamiste, qui contrôle le territoire, parle, lui, de plusieurs de ses combattants morts au champ de bataille.

Un tir de roquette, particulièrement, fait craindre le pire et confirme ce que beaucoup disaient tout haut sans être entendus depuis l’été 2006.

En mai 2007, des responsables des services de sécurité israéliens ont adressé au gouvernement une note officielle, indiquant que la ville d’Ashkelon risquait de devenir prochainement la cible des organisations terroristes de la bande de Gaza (Claire Dana-Picard, Aroutz 7, 18 mai 2007).

Le principal danger identifié était constitué par des missiles Grad, un modèle soviétique fabriqué en Iran et fourni à la Syrie. Les Israéliens connaissent bien: c’est le même type qu’utilise le Hezbollah. La confirmation est arrivée ce jour par Metula News Agency.

Les Syriens ne se contentent pas de réarmer massivement le Hezbollah avec les célèbres Katiouchas, des roquettes qui ont montré leur redoutable efficacité en terme de destruction et de victimes civiles lorsque ce “mouvement” a attaqué Israël à l’été 2006.

Ils sont également parvenus à en faire transiter jusqu’au sein de la bande de Gaza, par les tunnels de contrebande percés depuis l’Egypte.

Le tir de roquette d’aujourd’hui a été revendiqué à Gaza par le FPLP-CG (Front Populaire de Libération de la Palestine-Commandement général), un groupe palestinien prosyrien dirigé par Ahmed Jibril, basé à Damas.

S’il sème l'inquiétude, c’est en raison de sa portée: une première.

Il ne s’agit plus seulement des Qassams, les engins qui s’abattent quotidiennement sur Sdérot et ses environs depuis plus d’un an. Mais de Katiouchas.


En rose, Gaza, en bleu clair, Israël, en bleu ciel, la Cisjordanie :
une proximité difficile à gérer

Ce type de roquettes peut désormais atteindre Ashkelon, ses industries et le port d’Ashdod.

Elles peuvent endommager de manière durable les industries de pointe qui se sont développées dans la région et ainsi porter atteinte au développement de secteurs entiers de l’économie israélienne.

Ashkelon est une des régions économiquement stratégiques d’Israël. Fabriques d’armements, usine de production d’eau douce la plus importante au monde (25% détenus par Veolia), sociétés hig-tech, fabriques de micro-puces indispensables au marché mondial de l’informatique, industries alimentaires et aérospatiales, etc…

Maintenant qu’Ashkelon est devenue ce qu’elle est, certains Palestiniens la revendiquent au motif qu'elle aurait été construite sur les ruines d'une ville arabe nommée Al-Majdal. Il est tellement plus facile de récolter les fruits que de planter les arbres.

Pour cette raison, il faut craindre maintenant une réaction de plus grande ampleur de la part de l’Etat hébreu qui ne peut accepter l'escalade.

Israël envisageait avec de moins en moins de réticence une réponse musclée aux agressions continuelles contre les habitants de Sdérot de la part des terroristes islamistes.

Chaque Etat mesurant de manière cynique ses engagements et ses réactions, il semble que Sdérot n’ait pas été jugée suffisamment importante pour justifier un affrontement généralisé.

Maintenant que sont directement menacés des pans entiers de l’économie israélienne, l’Etat hébreu sera contraint à une réaction plus directe et offensive.

Les habitants de Sdérot, région économiquement pauvre, souffrent depuis plus d’un an des tirs imprécis et meurtriers des Qassams. Leur pays va enfin réagir, mais uniquement parce que des intérêts financiers et stratégiques sont maintenant clairement menacés. Une pilule au goût amer!

Le voyage de George Bush prévu la semaine prochaine en Israël risque d’être plus mouvementé que prévu.

Il ne sera plus question pour lui d’affirmer que seule la construction de quelques immeubles supplémentaires dans des banlieues de Jérusalem constitue un obstacle à la Paix.

Car un pas important vient d’être aujourd’hui franchi par certains mouvements terroristes palestiniens.

© Primo, 3/01/08

Extrait de cartes : Minister of foreign Affairs, Israël.


 
 
Auteur : Primo
Date d'enregistrement : 04-01-2008

Publié dans TERRORISME

Commenter cet article