LE VIOL D'ISRAEL

Publié le par shlomo


5 janvier 2008 - Par Caroline B. Glick | Jewish World Review - Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

Pour compenser l’exigence publique d’une démission qu’un rapport du gouvernement israélien provoquera sûrement, Olmert a fait des heures supplémentaires. A cette fin, il courtise la Syrie, défend le retrait d’Israël de Judée de Samarie et de parties de Jérusalem, refuse de prendre des mesures contre l’Iran, ou contre l’armée du Hamas à Gaza, excroissance entraînée par les Iraniens.

Et certains éléments juifs de l’Etat juif ne pourraient davantage frissonner de plaisir.

La semaine dernière, le journal ‘Jewish Week’ de New York relata que le rédacteur en chef décrit par lui-même comme un « Journal de référence » en Israël, demanda à la secrétaire d’Etat de violer son pays, et lui dit que son fantasme érotique était de voir l’Amérique violer Israël.

Le 10 septembre, à un dîner à la résidence de l’ambassadeur Richard Jones, la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice rencontra un groupe de « l’élite » israélienne. Parmi les élitistes figurait David Landau, rédacteur en chef au ‘Haaretz’. Selon ‘Jewish Week », Landau qualifia Israël d’Etat politiquement en échec, nécessitant un règlement imposé par les USA. On rapporta qu’il implora Rice d’intervenir, affirmant que le gouvernement israélien voulait « être violé », et que ce serait pour lui un ‘rêve jouissif’ de voir cela arriver.

Interrogé par le journal, Landau s’exclama que cette relation de ses commentaire était inexact, mais il confirma ensuite que ‘Israël veut être violé’ pour aller vers un règlement ; et qu’il déclara à Rice que c’était son ‘rêve jouissif’ de lui parler de cette question. Il ajouta que plusieurs personnes vinrent ensuite vers lui le féliciter sur ses remarques, déclarant : « j’ai dit tout haut ce que beaucoup d’Israéliens ressentent ».

En réalité, pratiquement aucun Israélien ne ressent ce que Landau a exprimé. Mais ses opinions sont partagées par son journal, et par une part significative des élites qui dominent le pays.

L’influence de la meute en faveur du viol, qui augmenta après la défaite dans la guerre contre le Hezbollah en 2006, est devenue décisive au cours des derniers mois écoulés, à mesure qu’approche la date de publication du rapport d’enquête final de la Commission Winograd sur la guerre. On s’attend à ce que rapport, dont la publication est prévue plus tard ce mois-ci, désigne le Premier Ministre comme responsable de l’échec d’Israël à vaincre la légion étrangère d’Iran au Liban.

Pour compenser l’exigence publique d’une démission qu’un rapport du gouvernement israélien provoquera sûrement, Olmert a fait des heures supplémentaires. A cette fin, il courtise la Syrie, défend le retrait d’Israël de Judée de Samarie et de parties de Jérusalem, refuse de prendre des mesures contre l’Iran, ou contre l’armée du Hamas à Gaza, excroissance entraînée par les Iraniens.

Et puis une semaine avant la première visite présidentielle en Israël du Président des USA George W Bush, Olmert a accordé un entretien au ‘Jerusalem Post’ où il dépassa les bornes pour prouver que Landau a raison. Son gouvernement souhaite être « violé » par les USA.

Se prononçant plus comme un porte-parole palestinien que comme le dirigeant d’Israël, Olmert attaqua son propre pays en déclarant qu’il ne respecte pas ses obligations à l’égard des Palestiniens soutenant le terrorisme. Selon ses termes : « Il y a une certaine contradiction... entre ce que nous voyons vraiment, et ce que nous avons nous-mêmes promis. Nous nous plaignons sans cesse des promesses constamment transgressées de l’autre partie. Des obligations ne doivent pas seulement exigées des autres, mais elles doivent aussi être honorées par nous-mêmes ».

Olmert mit en avant qu’Israël doit se retirer derrière les lignes d’armistice de 1949, avec des modifications mineures, non pas parce que cela assurera la paix avec les Palestiniens, mais parce que si nous ne le faisons pas, nous perdrons notre majorité juive.

L’affirmation du Premier Ministre est discutable pour deux raisons fondamentales. D’abord, les lignes d’armistice de 1949 ne sont pas des frontières démographiques, mais des lignes de cessez-le-feu. Sur le versant oriental de cette ligne vivent un demi million de Juifs, et sur le versant occidental vivent un million d’Arabes. Ensuite les lignes de cessez-le-feu sont indéfendables. Aussi, tout en ne résolvant aucun problème démographique, le retrait aux lignes de 1949 mettra en danger Israël militairement.

Au-delà de cela, il y a le fait que les sombres projections démographiques d’Olmert sont fondées sur des données de recensement falsifiées, publiées par l’Autorité Palestinienne en 1997. Comme l’a prouvé le groupe de recherche démographique américano- israélien de façon concluante en janvier 2005, les résultats de l’AP sont gonflés de quelque 50 %. Bien que la démographie soit un problème, Israël n’est pas en danger immédiat de perdre sa majorité juive.

Le danger immédiat auquel Israël est confronté ne provident pas de la démographie, mais de l’idéologie du jihad qui a convaincu les Arabes et le monde islamique de rechercher la destruction d’Israël plutôt que de l’accepter. Se réduire à des frontières indéfendables ne fera qu’exacerber le problème en disant aux jihadistes qu’Israël peut être détruit par la violence et le terrorisme.

Olmert a aussi mis en avant qu’Israël doit abandonner sa souveraineté sur Jérusalem parce que les partisans d’Israël le veulent. Selon ses termes : « Le monde qui a de l’amitié pour Israël... qui soutient vraiment Israël, quand il évoque l’avenir, parle d’Israël en termes de « frontières de 1967. Il parle de la division de Jérusalem ».

Ainsi dans un entretien en Anglais, la semaine avant l’arrivée de Bush dans le pays, Olmert demanda surtout à un ami d’Israël à la Maison Blanche de faire pression sur Israël pour concéder ses droits et intérêts nationaux vitaux.

Dans le même entretien avec le ‘Post’, Olmert reconnut que son partenaire présumé de paix - le chef du Fatah et président de l’AP Mahmoud Abbas - ne reconnaît pas à Israël le droit à l’existence, et exige le soi-disant « droit de retour » pour des millions de descendants étrangers d’Arabes qui quittèrent Israël en 1948. Mais rassura-t-il, ce n’est pas une raison de se faire du souci.

Olmert ne se fait pas de souci, parce que Olmert peut lire dans l’âme d’Abbas. Comme il l’a formulé : « Si vous demandez à Abbas s’il considère Israël comme un Etat juif, il ne dira pas cela. Mais si vous me demandez si en son âme il accepte Israël, comme Israël se définit, je pense que oui ».

Pour Olmert, résolu comme il l’est à assurer le soutien de l’équipe nationale de viol, sa foi en l’âme pacifique d’Abbas est plus importante que la réalité visible sur le terrain. Et cette réalité n’est pas seulement reflétée dans le fait que le Fatah et le Hamas ne sont pas distincts l’un de l’autre dans leur rhétorique. Cette réalité est aussi reflétée dans le fait que les trois Israéliens assassinés au cours des six semaines écoulées - Ido Zoldan, David Rubin and Ahikam Amihai - ont tous été tués par des membres officiels des forces de sécurité de l’AP, commandées par Abbas.

Les trois terroristes assassins montrent clairement que l’AP elle-même, plutôt que le Hamas, est le groupe terroriste le plus mortifère dans la société palestinienne. Et les mêmes organes de sécurité de l’AP impliqués dans les meurtres d’Israéliens sont financés et armés par Israël et les USA - qui avec les Européens et les Russes les entraînent aussi.

Plutôt que de faire face à cette réalité sordide, le gouvernement Olmert lui trouve des excuses. Jeudi dernier, le porte-parole d’Olmert, Mark Regev a déclaré au ‘Post’ que, alors qu’Israël va soulever avec Bush l’implication des forces de sécurité de l’AP dans le meurtre d’Israéliens, il a pris soin de minimiser la signification du fait que les forces de sécurité elles-mêmes sont celles qui tuent des Israéliens. Il qualifia les tueurs de « voyous, éléments extrémistes dans la machine du Fatah et de l’appareil de sécurité palestinien », et chercha ainsi à les séparer de leurs chefs qui encouragent et célèbrent leur comportement.

Par leurs actes et leurs déclarations, les Palestiniens eux-mêmes montrent chaque jour qu’il n’y a pas de différence entre Abbas et le premier ministre du Hamas Ismail Haniyeh ou entre le Fatah, le Hamas le jihad islamique. Aucun d’entre n’est intéressé à une coexistence pacifique avec l’Etat juif - quoiqu’ils puissent ressentir ou pas au fond de leur âme. Comme c’est arrivé à Gaza, de même en Judée, en Samarie et à Jérusalem, tout territoire qu’Israël transférera sous leur autorité sera utilisé comme base d’opérations contre israël. Toute communauté israélienne abandonnée sera transformée en bases de formation au terrorisme, et en terrains de lancement de missiles.

Mais alors, la réalité de la guerre n’a pas besoin d’être beaucoup recommandée sous le spectre menaçant du rapport Winograd. La seule réalité qui intéresse Olmert est celle de sa quête de survie à son poste. Et pour rester à son poste, Olmert a besoin de Landau et de ses amis. Et ainsi le carcan stratégique d’Israël devient de plus en plus serré chaque jour.

Cette semaine, l’homme fort de l’Iran, Ali Larijani a rendu une visite d’Etat officielle en Egypte. Il rencontra non seulement le président Hosni Moubarak, et le ministre des affaires étrangères Ahmad Gheit, mais aussi le chef religieux d’Egypte, le dirigeant de la mosquée Al Azhar et de l’université islamique, Sheikh Muhammad Tantawi. Pendant sa visite, il offrit une collaboration nucléaire avec l’Egypte. Il travailla aussi à régler une dispute religieuse entre l’islam shiite et sunnite, pour faciliter la collaboration jihadiste contre les ennemis communs de tous les Musulmans.

Dans la foulée de la visite de Larijani, Moubarak brisa la promesse faite au ministre de la défense Ehud Barak une semaine auparavant, de ne pas autoriser les milliers de terroristes du Hamas de retour à Gaza après leur voyage en Arabie saoudite, pour revenir dans la bande de Gaza par le passage de Rafah, où Israël n’a pas de présence sécuritaire. Mercredi dernier, les terroristes traversèrent la frontière sans contrôle. Certains auraient rapporté 100 millions de $ en liquide, reçus en Iran et en Arabie saoudite. D’autres revenaient après avoir reçu un entraînement militaire en Iran.

Le gouvernement Olmert n’a rien eu à dire sur la collusion ouverte de l’Egypte avec les ennemis d’Israël. Et comment le pouvait-il ? Admettre que l’Egypte est un Etat ennemi ferait tort à la présentation de la paix par le gang du viol de la nation. Pour eux, l’Egypte est à la tête du « camp modéré ».

Plutôt que de reconnaître cette réalité, Olmert arrose Moubarak de compliments. Dans son entretien au ‘Post’ il dit : « Quand je pense seulement à ce que seraient les choses si nous avions affaire à d’autres que Moubarak, eh bien je prie chaque jour pour son bien-être et sa santé ».

La vérité est que jusqu’à présent, le jeu changeant d’Olmert a été une réussite. Toutes les tentatives du public pour le contraindre à démissionner - sur le Liban, Gaza, et les allégations de corruption massive - ont été sabordées. Pour garder leur homme, le camp du viol de la nation a peu écrit voire rien du tout dans les media pour soutenir les appels populaires à son départ de son poste. Landau et ses amis sont pleinement désireux de perdre des guerres et d’être dirigés par des chefs incompétents, moralement diminués, si ce faisant, on facilite le viol international de leur pays.

Prenez l’employé du ‘Haaretz’ de Landau, l’éditorialiste Yoel Marcus par exemple. Dans son papier du 14 décembre, Marcus appelait au départ d’Olmert de son poste. Une semaine après seulement, soulignant l’importance du processus de paix, Marcus déclara qu’Olmert doit rester au pouvoir après la publication du rapport Winograd.

Il y a des officiels à Washington qui déclarent que Bush est en colère contre Olmert. Ils disent que Bush s’attendait à ce qu’Olmert se dresse face à Rice quand elle devint ouvertement hostile à Israël dans les préliminaires de la conférence d’Annapolis. Ces officiels soutiennent qu’Olmert n’avait qu’à faire face à Rice, et le président aurait eu finalement l’opportunité de l’écarter et de la marginaliser.

Il est difficile de savoir comment interpréter ces dires. Malheureusement, nous ne pourrons pas les tester de sitôt. Contrôlé par la meute du viol d’Israël, Olmert a besoin de la pression de Rice. Et donc il a déclaré au ‘Post’ que Bush (et par extension Rice), « ne fait pas une seule chose avec laquelle je ne sois pas d’accord. Il ne soutient rien avec quoi je m’oppose ».

La première visite de Bush en Israël aurait pu être une grande opportunité pour le pays. Mais dans cet entretien avec le ‘Post’, une semaine avant l’arrivée de Bush, Olmert a montré clairement que cette visite sera un désastre. Que Bush le veuille ou non, avant la publication du rapport Winograd, Olmert ne lui laissera pas le choix. Bush sera obligé de violer Israël.


http://www.jewishworldreview.com/0108/glick010408.php3

Contribuant à la JWR, Caroline B. Glick est membre senior pour le Moyen Orient du “Center for Security Policy” [Centre pour la Politique de Sécurité] à Washington D.C., et rédacteur en chef adjoint du « Jerusalem Post ».

Publié dans ISRAEL

Commenter cet article