GAZA SOUS LE FEU DES ONG

Publié le par shlomo


Une coalition de huit organisations de défense des droits de l'Homme basées en Grande-Bretagne a publié le 5 mars 2008 un rapport accablant selon lequel la situation humanitaire dans la Bande de Gaza est à son pire niveau depuis qu'Israël a investi le territoire en 1967.

Et cela est certainement vrai. Les témoignages sont tout à fait concordants sur l’état sanitaire et économique de cette bande côtière.

L’article, signé d’une grande agence de presse que la pudeur nous interdit de nommer ici, relève donc que Gaza est à son pire niveau depuis 1967. Sans donner l’ensemble des éléments qui permettraient aux lecteurs de se forger une opinion personnelle.

Tout d’abord, la situation sanitaire d’avant 1967 ne saurait être comparée à celle de 2008. La population de Gaza dépasse largement le million, ce qui n'était absolument pas le cas il y a 40 ans : pendant cette période, elle a été multiplié par 3,5.

De plus, la médecine ayant accompli quelques progrès depuis 40 ans, il est raisonnable de penser que cette constatation pourrait s’appliquer à toute partie du monde. Il se murmure que la basse Lozère aussi a été touchée par les progrès médicaux depuis les années 60. Il est tout aussi loisible de comprendre que l'évolution de la situation sanitaire de Gaza doit se mesurer à l'aune d'indicateurs communs et impartiaux avec des pays comparables.

En 1967, Gaza était sous domination égyptienne. Il faudrait alors que nos ONG comparent le niveau sanitaire de 1967 et de 2008 en Egypte et à Gaza. Voila qui serait éclairant ! Les chiffonniers du Caire, ceux qui survivent dans les ordures et les eaux croupies mais avec vue imprenable sur les pyramides, auraient alors beaucoup de choses à nous apprendre.

Mais nos ONG se sont focalisées sur Gaza. Par souci d’économie, sans nul doute !

Peut-être n’est-il pas inutile de rappeler qu’Israël a quitté Gaza depuis deux ans et demi. L’honnêteté intellectuelle devrait faire dire à ces 8 ONG et donc à l’agence de presse internationalement reconnue que, jusqu’à il y a deux ans, les habitants de Gaza bénéficiaient des apports de la société israélienne. Les hôpitaux, le courant et l’approvisionnement fonctionnaient alors relativement bien.

Il n’est pas ici question d’aborder le bien-fondé de l’occupation ou du départ des Israéliens de ce territoire. L’histoire, peut-être, le permettra un jour. Rappelons que les médias, les ONG, les spécialistes mondiaux des Droits de l’Homme relayaient à satiété les cris des organisations terroristes de Gaza : « plutôt la mort qu’Israël ! ».

Mais foin de ces digressions ! On pourrait affirmer, en d'autres termes, que le rapport ONGique commenté par l’AFP admet que Gaza a atteint son pire niveau depuis qu’Israël a quitté le territoire. C’est bien ce que tout être sensé peut constater sur place.

L’adduction d’eau ? Les tuyaux et les artisans sont employés pour d’autres fabrications « artisanales », plus explosives.

Les hôpitaux ? L’autorité Palestinienne ne s’en est jamais préoccupée que pour les faire visiter aux journalistes en pleurant misère. Les fonds détournés par les mafieux au pouvoir, islamistes ou pas, pendant 30 ans auraient pu en assurer le développement et le rayonnement.

Les serres, les plantations, les jardins, les systèmes d'irrigation ultra-performants, les infrastructures laissés par les Israéliens ont été, soit détruits, soit mal entretenus par les gouvernants, califes et sheikhs qui se sont succédés.

"Aujourd’hui, les systèmes d'alimentation en eau et les égouts sont quasiment hors d'usage avec 40 à 50 millions de litres d'eaux usées déversés quotidiennement dans la mer*".

Le rapport indique que plus de 1,1 million de personnes, soit 80% des habitants de Gaza, dépendent désormais de l'aide alimentaire, contre 63% en 2006, que le taux de chômage atteint près de 40% et que près de 70% des 110.000 employés du secteur privé ont perdu leur travail. Certaines contrées africaines ou d'extrème-orient dépendent à 100 % de l'aide alimentaire internationale sans que ces ONG ne s'en émeuvent jamais.

Le rapport ne précise pas le pourcentage de fonctionnaires parmi ces chômeurs. L’Autorité palestinienne a eu pendant 30 ans le réflexe d’attribuer le statut de fonctionnaire de manière inconsidérée.

Les financeurs internationaux fermaient les yeux, se désolaient en privé mais espéraient bien pouvoir tenir le couvercle sur la marmite par ce biais. Chaque famille avait son ou sa fonctionnaire, dont certains ne travaillaient que pour les besoins de la propagande Arafatienne. Mais au moins, ils assuraient le couvert.

Les emplois dans le secteur privé ont souffert. Il est incontestable que les habitants de Gaza ne peuvent se rendre que très parcimonieusement en Israël pour travailler. La faute à qui ? Quel pays ne rendrait ses contrôles aux frontières draconiens s’il savait que, parmi les travailleurs, se cachent des bombes humaines ? Les entreprises israéliennes aussi ont perdu de la main d’œuvre qualifiée qu'elles avaient formée.

Le rapport révèle également que les hôpitaux de Gaza pâtissent de coupures de courant quotidiennes de plus de 12 heures. Pourtant, les syndicats israéliens affirment qu’ils travaillent nuit et jour pour assurer l’approvisionnement en électricité à destination de Gaza. 75 % de l’électricité vient d’Israël sans qu’il y ait eu une seule interruption de plus d’une heure.

Qui a intérêt à couper le courant ? Quel gouvernement en place à Gaza préfère sacrifier la santé de ses concitoyens pour alimenter des officines terroristes et des ateliers de moins en moins clandestins ?

Un pays comme Israël peut-il subvenir aux besoins sans cesse croissants de son voisin alors que 20 % de sa propre population vit au dessous du seuil de pauvreté ? Question triviale, pour ces ONG.

D'après l'AFP, le document a été élaboré par Amnesty international GB, Care international GB, l'Organisation Catholique pour le Développement d'Outre-mer (CAFOD), Christian Aid, Médecins du Monde GB, Oxfam, Save The Children GB et l'Agence irlandaise de charité et de Développement (Trocaire).

Il faut apprécier le commentaire de Kate Allen, directrice d’Amnesty International. Elle consacre, nul ne l’ignore, l’essentiel de son temps à surveiller les moindres faits et gestes d’Israël. Le Darfour et l’Iran, l’Algérie et l’Afghanistan sont des contrées qui ne méritent pas son attention.

"Israël a le droit et l'obligation de protéger ses citoyens, mais en tant que puissance d'occupation à Gaza, (ndlr Primo : M'enfin, toutes les télés du monde les ont montrés quittant Gaza il y a 2 ans et demi ! ) l'Etat hébreu a aussi le devoir légal de garantir aux Gazaouis l'accès à la nourriture, à l'eau potable, à l'électricité et aux soins médicaux. Punir la population de Gaza tout entière en lui déniant ces droits humains fondamentaux est totalement indéfendable. La situation actuelle est due à l'Homme (sic) et doit être inversée."

Due à l’Homme, avec un grand H ! Les dirigeants incapables et corrompus des Palestiniens ne seraient donc responsables de rien. Car, dans la pensée d'Amnesty, et dans celle de l’Agence de presse, l’homme est très certainement l’Israélien, donc le Juif.

Remarquez qu’il y a du progrès. Pour une fois qu'on ne traite pas les Juifs de sous-hommes !

Pierre Lefebvre © Primo, 11 mars 2008

* Ce chiffre est invérifiable. L'unité de mesure utilisée dans les calculs devrait être le mètre cube et en EH (équivalent habitant). Avec ces mesures, Gaza produit donc 40 000 à 50 000 M3 d'eaux usées par jour. Pour information, la Communauté Urbaine de Strasbourg traite 189 000 M3 d'eaux usées. Il ne suffit pas de convertir en litres pour obtenir des chiffres remarquables et ainsi faire pleurer le chaland. Rajoutons que certaines entreprises israéliennens et européennes ont installé des stations d'épuration qui auraient pu fonctionner si elles avaient été entretenues.


 
Auteur : Pierre Lefebvre
Date d'enregistrement : 12-03-2008

Publié dans MONDE ARABO-MUSULMAN

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