ISRAEL ET LES ENERGIES NON POLLUANTES

Publié le par shlomo


 énergie solaire et éolienne, biogaz à partir des détritus

Israël n’a pas de pétrole, mais il a des ressources naturelles qui peuvent produire des énergies non polluantes et renouvelables.


Par Jacques Bendelac

in ISRAEVALLEY

Encouragé par la flambée du pétrole, le gouvernement israélien examine cette semaine un vaste plan quinquennal d’encouragement des énergies renouvelables : énergie solaire et éolienne, biogaz à partir des détritus, etc.

Objectif: favoriser les investissements dans la recherche, le développement et la production d’énergies renouvelables et aider les industries israéliennes à exporter leur savoir-faire.

Ce plan ambitieux sera doté de 400 millions de shekels (75 millions d’euros) et il sera échelonné sur cinq ans, de 2008 à 2012.

Les principales mesures d’encouragement que le gouvernement israélien adoptera cette semaine devraient comporter: la création d’un super-centre technologique dans le Néguev, des exonérations fiscales pour les investissements dans les énergies renouvelables, des bourses de recherche à des universitaires méritants, des aides financières à l’exportation, etc.

D’ici à 2012, les exportations réalisées par les industries israéliennes dans le domaine des énergies renouvelables devraient atteindre un demi milliard de shekels (150 millions de dollars), contre 10 millions de shekels seulement (3 millions $) en 2007.

Il est vrai qu’Israël dispose de nombreuses ressources naturelles encore inexploitées et qui permettraient de produire de l’électricité propre et bon marché.

Il s’agirait d’exploiter l’énergie du vent du Néguev (à l’instar des turbines du Golan), de produire de l’énergie à partir des détritus émis par les stations d’épuration, de développer davantage l’énergie solaire photovoltaïque, etc.

Certes, le savoir-faire israélien en matière d’énergies propres est déjà connu dans le monde entier: panneaux solaires, énergie éolienne, dessalement de l’eau de mer, etc., les prouesses de la technologies israélienne ne sont plus à démontrer.

Les observateurs étrangers sont souvent incrédules face à l’inventivité des chercheurs israéliens. Le dernier exemple en date nous est fourni cette semaine par le mensuel français de l’économie “Capital”. Dans sa livraison de juillet 2008, le prestigieux mensuel informe ses lecteurs que “le groupe Renault-Nissan vient de signer un drôle de partenariat avec une société israélienne” (sic!).

Le mensuel de l’économie poursuit:

“Objectif: inonder la Terre promise de véhicules électriques. Le client achètera sa voiture, mais il se contentera de souscrire un abonnement pour la batterie, échangeable une fois vide à l’une des 500.000 bornes installées par l’entreprise locale Project Better Place”.

En attendant d’électrifier la Terre promise, le gouvernement israélien a encore beaucoup à faire pour encourager la production d’électricité à partir des énergies naturelles.

Aujourd’hui, la flambée des prix du pétrole est l’occasion, pour Israël, d’accroître ses capacités de production d’énergies propres. C’est aussi une opportunité pour Israël de s’affirmer comme l’une des grandes puissances mondiales en matière d’énergies renouvelables.

Publié dans ISRAEL

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