OLMERT DRESSE SON BILAN

Publié le par shlomo

 par Claire Dana Picard
IN AROUTS SHEVA

 Le chef du gouvernement Ehoud Olmert a réuni dimanche matin (14 septembre) son dernier conseil des ministres avant la tenue des Primaires de Kadima, prévues cette semaine.
En effet, dès la nomination du nouveau leader du parti, il devra lui céder la place comme il en a pris récemment l'engagement.

Olmert a profité de cette occasion pour présenter son bilan, estimant notamment qu'il fallait renoncer définitivement au "rêve du grand Israël" en prétendant que ceux qui y croyaient encore "se berçaient d'illusions".
Il a encore déclaré que 40 ans après la Guerre des Six-Jours, les dirigeants israéliens s'étaient montrés plutôt créatifs alors que dans l'autre camp, on semblait de plus en plus obstiné.
Il a ajouté que le temps "ne travaillait pas pour Israël".
 Et d'admettre : "Je n'ai pas toujours adopté de telles positions, et j'avais même dit à l'époque à Ehoud Barak que les concessions territoriales qu'il était prêt à accepter à Camp David étaient excessives.
Mais finalement, après un processus douloureux, je suis arrivé à la conclusion que nous devons partager avec nos partenaires si nous ne voulons pas devenir un Etat binational". Olmert a ensuite affirmé qu'Israël était "l'Etat le plus puissant de la région".
Il a ensuite rappelé qu'il avait soutenu la proposition d'autonomie unilatérale présentée en 1980 par Moché Dayan et avait refusé celle de Yigal Alon. Il a reconnu qu'il avait commis des erreurs par le passé mais il a estimé qu'aujourd'hui, la majorité du public partageait son point de vue.
Evoquant ensuite les débats qui viennent d'être lancés sur la loi de dédommagement, proposant des indemnités aux résidents des localités acceptant de quitter leur maison de leur plein gré, il a encore dit : "Nous devrons un jour adopter une solution qu'une partie d'entre nous rejette encore".
Et de conclure : "Il faut parvenir à la paix avec les Palestiniens et avec les Syriens. Si nous savons le faire, d'autres pays arabes, qui ont des relations discrètes avec nous, seront prêts à prendre contact ouvertement avec nous".
Avant ces grandes déclarations, Olmert a attaqué avec virulence les résidents de la localité juive de Itshar en Samarie. Ignorant le fait que les violences avaient commencé par l'intrusion d'un Palestinien qui avait mis le feu à une habitation, fort heureusement vide, et avait ensuite poignardé un enfant de neuf ans qui voulait donner l'alerte,
Olmert a préféré s'en prendre aux résidents juifs. Dénonçant la colère des habitants de Itshar, qui ont lancé des pierres sur les maisons du village arabe voisin d'où venait le terroriste, il a déclaré qu'il ne les laisserait pas imposer leur loi. Il a ajouté que "les troubles fomentés par les Juifs vivant dans des implantations" étaient un "phénomène intolérable".
Et d'ajouter avec aplomb: "En Israël, il n'y aura pas de pogroms contre des résidents non-juifs". Le comité des résidents juifs de Samarie n'a pas tardé à réagir à ces critiques injustifiées et partiales. "Nous estimons que si Olmert était un homme politique responsable, il s'occuperait plutôt de ses enquêtes et nous épargnerait ces accusations superflues".
Le Comité mondial pour la sauvegarde du peuple juif a lui aussi dénoncé les propos d'Olmert en indiquant : "
"Le Premier ministre, qui collabore avec l'ennemi à la fin de son mandat, ferait mieux de se taire".

Le Comité a décidé de remettre un prix à la famille de l'enfant qui a été attaqué et blessé par le terroriste, rappelant qu'il avait sauvé la vie des résidents de la localité.

Publié dans TERRORISME

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