LA RACAILLE ET LES QUARTIERS SENSIBLES

Publié le par shlomo





Nouvelle procédure en référé contre le fondateur de la Tribu Ka
AFP |

Deux associations ont assigné en référé le fondateur de la Tribu Ka, groupuscule noir ultra-radical et antisémite dissous en juillet 2006 par décret présidentiel, qu'elles accusent d'avoir diffusé sur son site des propos "exhortant à la violence contre les juifs", a-t-on appris mercredi auprès du TGI de Paris.


Lorsque Youtube se plie à la loi française…
16/10/08
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- - Thème: Internet

http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=12214&returnto=search/search&artyd=88
 

 

Mise en demeure par deux associations, le site Youtube a contre toute attente décidé de répondre favorablement à la demande. Une victoire qui fera date dans le combat contre le négationnisme en ligne, estime Virginie Guedj-Bellaïche dans Actualité juive (7 octobre 2008). Retour sur cette affaire.
 
En septembre 2007, Marc Knobel, chercheur au CRIF, découvre sur le site de vidéos en ligne Youtube des clips négationnistes sur lesquels on pouvait notamment entendre Robert Faurisson donner des conférences sur l’un de ses thèmes de prédilection, le négationnisme. « Face à son public, on pouvait voir Faurisson hilare, développer ses pseudos thèses », explique Marc Knobel qui a en outre découvert des clips musicaux néo-nazis. Il s’agit « de groupes qui se produisent sur scène en faisant le salut nazi sur fond de diatribes racistes ». Marc Knobel décide alors de laisser des commentaires sur les vidéos en question : « Des commentaires qui, précise-t-il étaient effacés ou qui laissaient place à des remarques d’une rare violence. » Toujours sans nouvelle de la maison-mère (Youtube), Marc Knobel décide de communiquer sur le sujet dans l’étude qu’il remet en novembre 2007 à la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (étude publiée en mars 2008). Puis, le chercheur au CRIF et le journaliste Laurent Duguet alertent l’opinion publique. Le 24 avril 2008, les deux hommes signaient dans Libération, une tribune intitulée « La haine vidéo partagée ». « Le danger est énorme, explique M. Knobel. Ces séquences sont très prisées des adolescents et elles ont un effet désastreux sur eux. Elles distillent la haine via un message simpliste. » Spécialiste de l’extrême droite, ce chercheur rappelle en outre que les mouvements néo-nazis ont toujours été à la pointe de la technologie pour séduire les jeunes : « Dans les années 80, 90, on voyait des "jeux" vidéos sur disquettes, qui étaient donnés aux adolescents. Dans ces "jeux" horribles, il s’agissait alors de tuer virtuellement le maximum de Tsiganes ou d’étrangers. »
 
En application de la loi du 21 juin 2004 sur la confiance dans l’économie numérique, l’avocat Stéphane Lilti, représentant l’UEJF et l’association J’Accuse porte officiellement à la connaissance de la société Youtube LLC, située à San Bruno (en Californie), les activités et informations illicites en langue française dont cette société assurait l’hébergement à l’intention du public hexagonal, rapporte Actualité juive. Une simple mise en demeure qui a suffi à faire plier la société. Etonné par la rapidité de la réaction positive de Youtube, l’avocat explique : « Le négationnisme est illicite en France alors qu’aux Etats-Unis ce n’est qu’une opinion. Dans le cas où Youtube aurait refusé de retirer les vidéos problématiques, nous aurions dû aller plus loin en s’attaquant juridiquement aux hébergeurs du site. » En retirant sans plus attendre les vidéos incriminés, le site de vidéos en partage s’est donc soumis sans ambiguïté à la loi française. » Une victoire aussi inattendue qu’importante pour l’avenir », conclut Marc Knobel. De son côté Stéphane Lilti renchérit : « L’assainissement des services de vidéos partagées n’est donc plus un objectif hors d’atteinte et pourra passer par la vigilance des associations antiracistes. » 
 


Publié dans ANTISEMITISME

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