REVUE DE LA PRESSE ISRAELIENNE

Publié le par shlomo

Sécurité
Hébron : "Fort potentiel de violence" 03.11.08 (08:09)
Alors que la tension est encore montée d’un cran, durant la nuit de dimanche à lundi, lorsque des jeunes activistes juifs ultranationalistes, accompagnés d’enfants, ont lapidé des maisons appartenant à des palestiniens, dans la région de Hebron, sous prétexte qu’ils avaient été provoqués, un peu plus tôt, par des militants d’ultragauche, dont les «Anarchistes israéliens», et les «Rabbins pour les droits de l’homme» (une organisation religieuse et sioniste d’extrême gauche) qui s’étaient rendus à proximité des lieux où l’armée a démantelé, puis entièrement rasé, la «ferme» de Noam Federman, figure connue de la droite radicale – les médias israéliens annonçaient, lundi matin, qu’un fort «potentiel de violence» souffle désormais sur l’ensemble du secteur : le site Internet Ynet a notamment diffusé une vidéo montrant Baruch Marzel, un des leaders du «Front National Juif», un groupuscule régulièrement qualifié dans la presse israélienne de «néo-fasciste», accompagné d’un petit groupe de personnes, qui tentent d’incendier un drapeau palestinien, avant de le piétiner, tout en jetant injures et malédictions aux habitants arabes de la Cité des patriarches, et en assurant que «désormais, les palestiniens n’auront plus la vie facile à Hébron», tandis que «toute personne qui brandira ce drapeau, nous la piétinerons».
Peu après la diffusion de ce document, Marzel a publiquement confirmé cet acte, et estimé que «ce qui se passe à Hébron n’est que la conséquence des provocations constantes dont nous sommes victimes de la part des palestiniens et des gauchistes israéliens, qui ne viennent à Hébron que pour envenimer les choses, et nous narguent avec des drapeaux de l’OLP ; j’aimerais bien savoir quelle aurait été la réaction de la police si nous avions défilé dans le quartier musulman avec des drapeaux de Méïr Kahana », l’ancien leader du parti xénophobe Kach, qui fut interdit, à la fin des années 80, par les autorités israéliennes.
  Etranger
Un français kidnappé à Kaboul 03.11.08 (09:04)
Les autorités afghanes ont annoncé, lundi matin, qu’un travailleur humanitaire français a été enlevé, dans une rue de la zone ouest de Kaboul, par un commando lourdement armés, dont les membres circulaient à bord d’une Toyota rouge. Au même moment, un automobiliste témoin de la scène qui, de surcroît, se trouvait être un «agent des services de renseignement afghans», selon le communiqué de la police, a tenté d’intervenir, mais les ravisseurs l’ont criblé de balles et laissé mort sur la chaussée, avant de parvenir à prendre la fuite.
Rappelons que les nombreux kidnappings, d’étrangers séjournant dans le pays et d’afghans, sont organisés par des milices islamistes se réclamant du Djihad dans sa conception salafiste, mais également par des bandes n’agissant que pour des motifs crapuleux, et parfois même par des islamo-délinquants, qui justifient leurs actions par la nécessité de financer le mouvement des Talibans.
Deux citoyens britanniques, dont une femme travaillant pour une organisation humanitaire, ainsi qu’un homme d’affaires sud-africain, ont notamment été tués, ces quinze derniers jours, à Kaboul. D’autres otages ont en revanche pu être libérés, après versement d’une rançon.


A LA UNE
Barak : "Des groupuscules tentent d'ébranler l'autorité de l'Etat"
Alors que le Premier ministre démissionnaire s'est directement adressé à la police, à l'armée, et aux représentants du ministère de la Justice, afin de «stopper immédiatement le phénomène de la violence contre nos forces de l'ordre que tentent d'encourager des groupuscules juifs fanatiques» - le ministre de la Défense, Ehud Barak, a déclaré dimanche matin que «les désordres et les affrontements actuels présentent un caractère extrêmement grave».


Société
Poroush : "plus de laïcs à la mairie"
Vive émotion, ce week end, dans les milieux laïcs et libéraux de Jérusalem, après que les médias aient diffusé un enregistrement de Méïr Poroush, qui remonte à samedi soir, lorsque le candidat aux élections de la mairie de Jérusalem, qui tente régulièrement, par divers propos lénifiants, d'apaiser les inquiétudes de la population non-religieuse quant à l'avenir de la ville sous la direction d'un maire ultra-orthodoxe, a prononcé un discours, dans la cadre d'un congrès organisé par la direction du mouvement Belz, des rangs duquel il est issu, durant lequel il a notamment estimé : «Dans les dix ans à venir, si toutefois le mauvais œil n'intervient pas dans nos affaires, il n'y aura plus un seul responsable laïc, dans aucun des domaines contrôlés par la municipalité».

Incident à l'université de Jérusalem
Une brève émeute a éclaté, dimanche après-midi, lors de la visite du président israélien, Shimon Pérès, à l'Université hébraïque du mont Scopus : arrivé à la bibliothèque, ce dernier a tendu la main à un étudiant arabe, qui a refusé de lui tendre la sienne, avant de se mettre à hurler : «Je ne serre pas la main d'un massacreur d'enfants».


Politique
Mobilisation du camp nationaliste
Plusieurs groupes de droite ont annoncé, dimanche après-midi, leur intention de constituer une organisation qui combattra ce qu'ils ont nommé «la chasse aux sorcières» qui, selon eux, s'exerce actuellement contre les milieux nationalistes, et qui a pour objectif de «discréditer les habitants des localités juives de Judée-Samarie».

Benny Begin revient
Benny Begin est de retour au Likoud : l'ancien député et ministre a confirmé, dimanche après-midi, qu'il réintègre sa formation politique, après avoir mené un cycle de discussions avec son Secrétaire général, Benjamin Nethanyahou, durant les semaines passées, en présence du parlementaire Ruben Rivlin. Actuellement directeur de l'Institut de Géologie et de Géophysique et du Centre des Eaux et des Sources, deux postes d'où il a annoncé, lors d'un entretien téléphonique avec Benhamin Ben Eliezer, le ministre de l'Infrastructure, son intention de démissionner - Begin avait abandonné la vie politique en 1999, pour se consacrer à la recherche scientifique.

Etranger
Agression antisémite à Berlin
Alors que les autorités allemandes s'inquiètent d'un retour de l'antisémitisme dans le pays, qu'elles attribuent tant à des activistes néo-nazis, skinheads ou autres, qu'à des groupes antisionistes radicaux, un grave incident s'est produit, dimanche après-midi, à Berlin, lorsque deux individus, qui avaient «repéré un rabbin accompagné de huit élèves», dont un communiqué de la police précise qu'ils «se promenaient paisiblement en ville», ont commencé à crier des injures, depuis le véhicule à bord duquel ils se trouvaient, assorties de slogans antijuifs et anti-israéliens («les juifs au four», «mort au sionisme», etc.).

Le Hezbollah dénonce le "musée de la tolérance"
Le Hezbollah a publié un communiqué, dans la nuit de samedi à dimanche, dans lequel il dénonce violemment le projet de construction d'un «musée de la tolérance» à Jérusalem, dans l'ancien quartier de Mamilia, non loin de la Porte de Jaffa, où se trouvait notamment un cimetière musulman.


Nouvelles brèves
Israël, le 02/11/08
Politique : Suite à l'escalade de violence de ces dernières semaines, entre habitants juifs des territoires, Palestiniens et soldats de Tsahal, le gouvernement a décidé de stopper totalement tout financement, direct ou indirect, des points d'implantation illégaux construits en Judée-Samarie.


Nouvelles brèves, International
Monde, le 02/11/08
SYRIE : Damas a éxigé des USA que soient fournies les justifications concernant l'attaque américaine récemment portée contre son territoire, faute de quoi la Syrie se réservait le droit de "réagir vigoureusement".

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