INQUISITION

Publié le par shlomo


Eric Zemmour, Christian Vanneste, Fanny Truchelut, des victimes parmi tant d’autres des nouveaux inquisiteurs au service du totalitarisme dénoncés par André Dufour.

«Les associations homosexuelles qui s’étaient portées parties civile contre le député Christian Vanneste pour dénoncer les propos pour lesquels il a été blanchi mercredi par la Cour de cassation vont saisir la Cour européenne des droits de l’homme». C’est par cette brève information parue récemment dans un quotidien que je découvre cette affaire que l’on devrait, dans une société qui ne marcherait pas sur la tête, qualifier de surprenante.

Aussi souhaiterais-je dépasser le cas de ce procès pour m’attaquer au problème des associations en général. En effet, ce ne sont pas particulièrement les homos qui posent le moindre problème, mais toutes les associations «religieuses», communautaristes, raciales, antiracistes, ou sexuelles qui, étendant abusivement leur champ de compétence, s’érigent en inquisiteurs liberticides.

Aujourd’hui, avant d’émettre une opinion, il est prudent de faire défiler sur son écran la liste des associations en tous genres, depuis les associations de tir aux pigeons ou de joueurs de pétanque, jusqu’aux associations catégorielles ou idéologiques drapées de religion, dont la susceptibilité froissée peut vous traîner devant les tribunaux. Or comme ces associations ont du fric, celui du contribuable pour une part non négligeable, et une armada d’avocats en mal de causes, alors que le simple citoyen n’en a pas, la partie devient inégale dans la patrie de l’Egalité. Fanny Truchelut en a fait l’expérience à ses dépens.

Je n’ai pas prêté une attention particulière à ce qu’aurait dit le député Christian Vanneste au sujet de l’homosexualité. Sauf erreur, il aurait laissé entendre qu’une société dans laquelle tout le monde serait homosexuel présenterait un inconvénient par rapport à une société fondée sur l’hétérosexualité : l’espèce humaine s’éteindrait faute de pouvoir se reproduire. Sans qu’il ne s’agisse pour autant d’un jugement de valeur portant atteinte à l’honneur et à la dignité humaine des homos, cela me semble relever de l’évidence et de l’élémentaire bon sens et le restera tant que les couples homosexuels, si respectables soient-ils, n’auront pas trouvé le moyen de rendre leurs accouplements féconds, à l’instar des couples hétéros. D’ici là, le phénomène homo, aussi ancien que l’humanité, relève d’un particularisme parmi d’autres qu’il n’y a pas plus lieu d’ériger en valeur universelle que de stigmatiser. On ne saurait non plus l’ériger en catégorie protégée par une loi contre le blasphème.

Mais pourquoi tout ce tintamarre dans un pays où, contrairement au «dar al islam» tant adulé par nos fans de Tarik Ramadan, nos altermondialistes et autres adeptes du métissage obligatoire, les différentes formes des pratiques sexuelles ou des penchants affectifs entre adultes consentants relèvent, comme les croyances et convictions spirituelles ou philosophiques, de la sphère strictement intime, en tous cas privée et de l’inviolable liberté individuelle et que tout cela ne se passe effectivement pas trop mal dans notre pays, si j’en crois les citoyens homos de mon entourage qui ne s’estiment aucunement entravés dans leur façon d’être ? C’est qu’il y a leurs «associations» dont les leaders s’autoproclament les porte paroles de tout ce que la France (et la Navarre) compte d’homosexuels.

Une association, et la moindre commune de France en compte quelques unes, c’est au départ quelque chose de très louable, la liberté d’association étant même la manifestation de la liberté tout court et de la démocratie. Jusque là, il n’y a rien à objecter. Sauf que la majorité, européenne en l’occurrence, a de moins en moins le droit de se défendre et de défendre ses valeurs à travers une association ad hoc sans se voir descendue en flammes pour cause de racisme, de xénophobie, d’islamophobie, de colonialisme, d’esclavagisme ou au mieux, d’intolérance alors que certains groupes minoritaires «victimaires», toujours sous couvert d’antiracisme, peuvent vertueusement et en toute légalité créer une association avec pour seul critère la couleur de la peau pourvu qu’elle soit foncée, comme c’est le cas des associations adhérentes au CRAN, ce qui n’empêche pas une jeune d'origine africaine de soutenir sur un plateau télé contre Eric Zemmour, que «les races n’existent pas». Dès lors, une association fondée sur la couleur claire de la peau, un CRAB en quelque sorte, soulèverait des tempêtes de protestations et se verrait tout simplement interdite. Comme quoi, il est plus honorable en France d’être président du CRAN que du Front National. C’est plus raciste que le FN mais c’est politiquement plus correct. Connaissez-vous du reste une seule association ayant pour objet la défense des «Blancs» ?

Je voudrais aussi dire un mot au sujet des associations anti-racistes : le racisme réel existe et il faut le combattre partout et chez tous, sans exception ni passe droit, mais à force de hurler au «racisme» à tout propos, à toute critique contre une idéologie ou une religion particulière, alors que la chasse au catholisme ne connaît pas de saisons, de se porter partie civile là où une simple discussion, un simple échange de lettres ou de mails peut suffire, à force aussi de donner dans un antiracisme «sélectif», elles finissent par dénaturer la lutte contre le racisme pour n’en faire qu’un instrument de l’agitprop. Ces associations ne sont plus que des partis politiques.

Il était par exemple scandaleux de voir les khmers rouges de SOS racisme expulser Philippe de Villiers venu manifester contre l’antisémitisme à la suite de l’ignoble séquestration et assassinat du jeune Ilan Halimi par le gang de l’afro-musulman Fofana qui expérimentaient aux portes de Paris un mini Auschwitz artisanal… A vrai dire, c’est contre la massive immigration non sélective devenant criminogène qu’il aurait fallu manifester, mais ce serait aller contre les objectifs de la gôôôche qui se mobilise comme un seul commissaire politique pour s’opposer à toute mesure restreignant une immigration frénétique. Souvent frauduleuse.

Et voilà que SOS racisme récidive ces jours-ci en s'attaquant à Eric Zemmour parce que lors d’un récent plateau télé il a dit en substance à son interlocutrice d’épiderme noir que les races existent, que lui avait la peau «blanche» et elle noire. Visiblement son interlocutrice, que je trouve plutôt mignonne, n’est pas scandinave et Eric Zemmour n’a pas l’air d’un zaïrois ; ce qui ne constitue aucun jugement de valeur et n’implique pas qu’une différence de couleur soit la marque d’une hiérarchie dans le genre humain. Mais les khmers rouges de SOS racisme veulent la peau (blanche) de Zemmour. Dans le langage courant, un «débat» à la télé est fait pour «débattre» entre gens qui, justement, ne partagent pas le même point de vue, sinon, c’est une messe. Mais dans sa langue khmère rouge, SOS Racisme considère que le mot «débattre» signifie «abattre».

Ces hommes «de gauche», qui pensent avoir le monopole de l’antiracisme, oublient le racisme des pères fondateurs du socialisme français du XIXème siècle qui ont toujours une valeur de référence chez nos socialos, trotskos et autres polpoto-maos, pour qui l’antisémitisme et l’anticapitalisme se confondaient. Mais il est vrai qu’aux yeux d’une gauche qui oscille entre le keffieh et le drapeau rouge, l’antisémitisme n’est raciste et condamnable que s’il est de droite. On peut dire que le fumier de l’antisémitisme a fertilisé le terreau du socialisme. Mais allez expliquer ça à ceux qui se sont toujours rangés derrière les despotes rouges, de Lénine à Pol Pot en passant par Staline et Mao.

On peut alors demander à ceux qui font de la «discrimination» leur fonds de commerce, qui est réellement discriminé en France et où le racisme va effectivement se nicher. Certainement pas la petite «Noire» qui donne dans l’autonégationnisme, mais Zemmour «le blanc» qui n’a le droit de parler que sous la dictée des commissaires politiques. Je voudrais ajouter un mot au sujet de ce genre d’associations revendicatives des communautés ethniques, «épidermiques» ou culturelles : en contre partie des droits dont elles se prévalent et des passes droits qu’elles exigent de la société, il n’est jamais question de «devoirs» ni d’obligations de leur part. Elles se comportent en créanciers. Là, mes chers «brimés» ou «discriminés» représentés par vos associations et souteneurs, je vous déclare qu’à l’instar de mes compatriotes de la communauté française, je ne vous dois rien, rigoureusement rien sauf le respect dû à tout être humain… sous réserve de réciprocité. Quand vous vous serez mis ça dans la tête, nous nous entendrons très bien et on ne parlera plus de discrimination.

Mais en attendant, les agitateurs de l’antiracisme sélectif me chauffent les oreilles, en prétendant interdire à la majorité de mes concitoyens d’avoir sur les choses et les valeurs une perception différente de la leur et, révélant ainsi leur nature dogmatique et totalitaire, substituent au débat enrichissant un recours systématique aux tribunaux, en attendant la bombe, le poignard ou le pistolet, le goulag ou le camp de rééducation par le travail.

Cela est particulièrement vrai du côté des associations communautaristes, antiracistes ou droits-de-l’hommistes et, de façon inattendue, jusqu’au associations «gays» en tous genres et de toutes obédiences. Ce ne sont plus des associations stricto sensu mais des syndicats de commissaires politiques, des officines de polices de la pensée, des inquisiteurs qui ne représentent qu’eux-mêmes.

Nées de la liberté d’association, ces organisations se servent de cette liberté pour réaliser leur objectif qu’ils se gardent d’inscrire dans leurs statuts : utiliser la liberté induite par notre culture pour en priver la majorité des Français. C’est du reste le propre des régimes totalitaires : c’est toujours une minorité qui impose sa dictature à la majorité. De Lénine à Bechir el Hassad en passant par Mao ou Pol Pot, le pouvoir totalitaire repose sur la coercition, la violence et la terreur exercées par une minorité contre la majorité.

On ne comprendrait pas autrement, par le récent exemple, l’acharnement fanatique des dirigeants d’associations homosexuelles, du moins des plus agités, qui en font un fonds de commerce. Systématiquement déboutés, y compris en cassation dans un procès contre la liberté d’opinion et d’expression, plus particulièrement lorsqu’il s’agit d’un élu du peuple, ces fondamentalistes totalitaires entendent à présent, non sans impudence, porter cette affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme.

Et si, à leur tour, Christian Vanneste, que je n’ai pas l’honneur de connaître, et toutes les victimes de la vindicte des «associations» saisissaient ladite Cour européenne contre les nuisances et abus des associations liberticides ? Quitte à fonder une LICRINA (Ligue Internationale Contre le Racisme (tous les racismes), l’Intolérance (d’où qu’elle émane) et les Nuisances des Associations). On pourrait y ajouter un O pour «obscurantisme» ; ça donnerait LICORINA. C’est un appel du pied à nos amis compétents en matière de droit pour plancher sur son appellation et ses statuts.


© André Dufour pour LibertyVox

Inquisition



© André Dufour pour LibertyVox - Article paru le 20/11/2008
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