Iran : 70.000 kamikazes qui révèlent de sérieuses faiblesses

Publié le par shlomo

 « Plus de 70.000 étudiants iraniens membres de la milice Bassidj se sont portés volontaires pour mener des attaques-suicides contre Israël », a rapporté l’agence officielle iranienne IRNA, officiellement dirigée par les Pasdaran. Le mot « foutaise » paraît faible pour décrire cette annonce.

Tout d’abord, on ne sait d’où le régime sort ce chiffre qui ne correspond à rien : depuis le début des évènements à Gaza, le régime n’a pas pu réunir plus de 1500 personnes à Téhéran pour témoigner de soutien au Hamas. Cette annonce grandiloquente est censée faire oublier l’absence d’enthousiasme des Iraniens pour la politique palestinienne des mollahs.

La dernière manifestation supposée être un défiler de ces fameux kamikazes a réuni 230 personnes à Téhéran. Ils étaient disposés de manière très espacée (plusieurs mètres entre chaque rang) et avaient beaucoup de drapeaux de bannières et de drapeaux pour remplir les vides !

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

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De plus, ces kamikazes qui n’existent pas n’ont aucun moyen physique pour se rendre à Gaza. Leur évocation est un moyen pour Téhéran de rester médiatiquement présent aux côtés des milliers de musulmans qui manifestent à travers le monde. Mais concrètement, le régime des mollahs ne fait rien pour secourir le Hamas alors qu’il en a les moyens. Le Hezbollah ne bouge pas, tout comme les Pasdaran qui pourtant ont toujours affirmé posséder des super missiles d’une portée de 2000 Km capables de semer la terreur en Israël. La situation serait idéale, puisque les kamikazes n’ont pas de moyens de se rendre chez l’ennemi.

Or, Téhéran ne fait rien car il ne le peut pas : il n’a pas les missiles qu’il prétend avoir et il a de sérieux soucis avec la Syrie, sa passerelle d’accès vers le Hezbollah. Il estime dangereux de pousser la Syrie dans un retranchement qui de facto le couperait du Hezbollah. Il a récemment noué des relations privilégiées avec le Liban pour s’émanciper de la passerelle syrienne, mais il estime qu’il est trop tôt pour entraîner le Liban dans une guerre qui serait dévastatrice.

Téhéran est pieds et poings liés, mais comme a dit récemment Rafsandjani, le patron du régime, quand ce régime n’a pas de force, il fait parler sa langue.

www.iran-resist.org

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Publié dans IRAN NUCLEAIRE

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