Pour B. Lewis, l'antagonisme palestine-Iran-Israël est "un conflit religieux"

Publié le par shlomo


Pour cet expert occidental de l'islam, l'affrontement israélo-palestinien et la confrontation de l'Iran avec l'Occident essentiellement comme un conflit religieux.
("The Jerusalem Post").
  


Professeur Bernard Lewis. Photo: AJ , JPost

« Je pense que dans la perception islamique, il s'agit surtout d'un conflit religieux »,

a expliqué le professeur Lewis lors de la 6e conférence annuelle de Jérusalem.

Pour cet historien, professeur émérite de l'université de Princeton, la menace iranienne a mené un certain nombre de pays arabes modérés du Moyen-Orient à forger des alliances avec Israël, comme c'est arrivé lors de l'opération "Plomb [fondu]".

Ils chercheraient ainsi l'aide d'Israël pour ce qu'ils considèrent comme une grande menace. Il a nommé la "tactique Sadate" le fait que ces pays réalisent qu'il existe des menaces plus importantes qu'Israël.

Ainsi, pour la première fois en plusieurs siècles, le monde musulman sunnite prédominant considère le shiisme comme une "menace mortelle".

L'historien nonagénaire, le premier à avoir utilisé l'expression "choc des civilisations", onze ans avant les attentats du 11 Septembre, a fait remarquer que les armes nucléaires placées entre les mains d'un régime islamique doté d'une "mentalité apocalyptique" représentaient un danger sans précédent.

« La destruction mutuelle était le moyen principal de dissuader les Soviétiques d'utiliser l'arme nucléaire »,

explique Lewis.

« Pour le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad, son groupe et leur mentalité apocalyptique, la destruction mutuelle ne constitue pas une dissuasion mais une motivation. »

Lewis a déploré le manque de prise de conscience du danger de l'objectif djihadiste de l'islam radical.

Il a ajouté que le meilleur espoir du monde musulman était que la démocratie se trouvait aujourd'hui dans des endroits inimaginables auparavant.

Il a nommé ce phénomène "l'effet Sharansky", l'ancien prisonnier de Sion devenu député israélien, qui n'a cessé de proclamer que la démocratie était la base de la paix.

« Ce phénomène reste limité, précaire et dangereux, mais il arrive et c'est le meilleur espoir pour le futur »,

a conclu le professeur Lewis.

© Jerusalem Post en français

 


Mis en ligne le 19 février 2009, par
M. Macina, sur le site upjf.org

Publié dans MONDE ARABO-MUSULMAN

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