Echec des pourparlers inter-palestiniens

Publié le par shlomo

Alors que certains analystes pensaient que les récentes déclarations d’Avigdor Lieberman allaient contribuer à rapprocher le Fatah et le Hamas, un haut responsable du Hamas, Salah’ Bardawill, a officiellement annoncé que le 3e round des négociations entamé début avril s’est soldé par un échec.

 

En effet, l’annonce faite par le ministre israélien des Affaires Etrangères selon laquelle « Israël ne se sentait pas liée par les conclusions du sommet d’Annapolis » avait semblé donner un « argument » de poids au Hamas face à l’une des exigences du Fatah pour la création d’un cabinet d’union : que le Hamas reconnaisse les accords antérieurs signés avec Israël.

 

Mais apparemment, les divergences entre les deux organisations terroristes sont trop profondes. Selon Bardawill, qui rejette l’entière responsabilité de l’échec sur le Fatah, « cette dernière refuse toujours de s’écarter des principes obsolètes de l’OLP, et refuse également de discuter de la restructuration des forces de sécurité en Judée-Samarie ». La réforme de l’OLP est l’une des exigences principales du Hamas, car jusqu’à présent, l’organisation créée en 1964 et dirigées plus tard par Yasser Arafat donne un rôle prépondérant Fatah. Ensuite, la réforme des Services de « Sécurité », autre revendication du Hamas, impliquerait notamment un enrôlement de terroristes du Hamas dans les Forces de Police et de Sécurité en Judée-Samarie, et mis à part un danger sérieux pour les Juifs, constituerait un regain d’influence pour le Hamas dans ces régions jusqu’à présent relativement épargnées par le « syndrome de Gaza ».

 

Jusqu’à présent, seules des questions secondaires et techniques ont obtenu l’accord des deux délégations, et il est fort probable qu’un quatrième round de négociations se solde par un nouvel échec. La raison en est simple : autant le Fatah que le Hamas sont soumis à des pressions pour arriver à former une nouvelle « union nationale » et à travailler ensemble. Mais les concessions qui sont demandées à chacun des mouvements terroristes par son interlocuteur signifierait sa propre fin : le Fatah ne survivrait pas à une réforme de l’OLP au profit du Hamas, et ce dernier se saborderait en reconnaissant l’Etat d’Israël.

 

Il y a trop d’intérêts, de pouvoir et d’argent en jeu pour que ces deux facettes du terrorisme, celle en complet-cravate et celle en treillis puissent fusionner en une seule entité. 


par Shraga Blum

Publié dans MONDE ARABO-MUSULMAN

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article